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 » listen to these screams coming from your shriveling throat; lilith •

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Message  Sujet: » listen to these screams coming from your shriveling throat; lilith •
  Dim 9 Juin - 22:28


LILITH

I've died a hundred times



NOMS : Lilith, Lilitu, Belili.
ORIGINES : Bibliques.
ANCIENNETÉ : 2000 av. J.-C.
ATTRIBUTIONS : Désignée comme reine des succubes et des enfers, symbole de la séduction et représentation de la tentation féminine et de la lune. Lilith est la Déesse ailée des rêves érotiques. Elle est le symbole des plaisirs interdits et de la sorcellerie. Elle est la première femme d'Adam, précédant Ève, et connue en tant que dévoreuse d'enfants, causant la mort des nourrissons.
ÂGE : Aux alentours de dix-huit ans.
RÔLE : Créatrice de lignes de lingerie.




I'm a man of wealth and taste


    « Le son des hurlements issus de ta gorge étranglée
    Cette mélodie forme un arc-en-ciel vermeil
    La teinte délivrée par ton massacre
    Quelle douce et charmante couleur. »

Elle grogne soudain d'un air mécontent tandis qu'elle te toise avec cet air farouche au fond de ses prunelles couleur bonbon. Son visage se fend en un sourire qui ne prédit rien de bon, espiègle, mesquin. Elle a cet air fripon d'enfant sauvage.
    Elle impressionne sans que sa carrure ne soit imposante.
Le caractère enfantin de ses cheveux fuchsias pourrait même mettre à l'aise les plus jeunes d'entre nous. Mais elle impressionne. De par son sourire malfaisant. De par son regard foudroyant. Elle semble sauvage. Elle semble indomptable.
    C'est elle qui vous dompte.
C'est elle la maîtresse. Elle est si peu vêtue. Une simple culotte bien légère et une chemise blanche empruntée comme simple haut. Ce n'est pas une chemise féminine, elle lui ferait presque une robe. Son regard...il est celui d'un prédateur guettant sa proie. Elle ne parle pas.
    Il semble qu'elle en ait perdu l'usage.
C'est ce que l'on peut constater, en tout cas. Elle ne répond pas lorsqu'on lui pose une question. C'est à peine si elle vous jette un regard désintéressé. Elle a parfois des airs félins. L'indépendance, l'ingratitude, du chat. Il est fréquent de se demander si elle est le chat, qui est son supposé maître ?
    Immobile. Elle attend. Patiente. Discrète. Impassible. Neutre.
Rien ne semble pouvoir la perturber. Rien ne semble pouvoir capter son attention. Il semble qu'elle ne connaisse rien du monde dans lequel elle vit. Il semble qu'elle ne sache que vivre au gré de ses caprices, de son instinct. Son instinct de chasseuse. De charmeuse. Gracieuse.
    Des courbes parfaites, des traits fins, des formes avantageuses.
On ne peut que lui reprocher la couleur enfantine de ses cheveux. Mais personne n'ose l'approcher. On se méfie souvent d'elle. Et personne ne peut se le reprocher. Ça se sent...
    Lilith est sauvage. Lilith est malfaisante. Lilith est la luxure, une très mauvaise compagnie, l'incarnation même d'un des sept pêchés capitaux, le fruit interdit.


From the queen of England to the hounds of Hell



    Lilith.

Tu te souviens de souvenirs plus ou moins flous de ton passé. Tu te souviens de quelques bribes. Tu te souviens de quelques détails, parfois. Tu te souviens du plus important. Dans tous les cas, tu te souviens de ton mythe, Lilith. Créature des cauchemars, il y a tant de légendes racontées sur ta personne.
    L'on dit que tu étais la toute première femme d'Adam, avant Ève.
Ayant été créée de la même matière que lui, tu étais son égale. Farouche. Rebelle. Tu ne lui étais pas soumise comme le Dieu tout puissant le voulait. Tu refusais de t'accoupler dans l'unique but de procréer, d'avoir des enfants, et refusais de le servir comme Dieu t'avais destiné à le faire. La légende dit que tu es partie, ensuite, tu t'es échappée pour aller vivre avec le démon Samael. Ève, plus soumise, fut ensuite créée à partie de la côte d'Adam.
    L'on dit que tu l'aurais même tenté de goûter le fruit de la connaissance par vengeance.
    Lilith.
Puis tu fus nommée reine des succubes et des enfers. Ta légende. Tu te souviens vaguement avoir peuplé les rêves érotiques des hommes. Tu te souviens vaguement avoir dévoré des nouveaux-nés. Tu te souviens vaguement avoir été couronnée reine par la légende. Tu te souviens vaguement d'Adam, d’Ève et de ce fruit de la tentation. De ce fruit interdit. Lilith.
    Mais chaque de tes souvenirs étaient si vagues.
    Bien trop vagues pour que tu t'amuses à les raconter à tous.
Tu étais le symbole de l'indépendance, de l'égalité des sexes, un modèle féminin, une femme libertine, sans frontières, libre, Lilith, tu étais cette reine que tout le monde chérissait, cette reine adulée tant par les hommes pour ta beauté que par les femmes pour le chemin de l'indépendance que tu leur montrais du doigt. Mais la pire crainte des nourrissons. Tu te souviens juste avoir bien vécu. Pendant des siècles. Des dizaines de siècles.
    « ▬ PAPAAAAA. Shin arrête pas de se moquer de moi !
    ▬ Hein ? Mais n'importe quoi, c'est elle qui a commencé !
    ▬ Même pas vrai, tu m'as tiré les cheveux, je te déteste, t'es plus mon frère !
    ▬ Ouais ben moi je veux même plus être ton frère !
    ▬ C'est si beau, la jeunesse... »

Les rares souvenirs qu'il te reste sans aucune incertitude sont les plus récents. Bien que tu ne saches pas comment, ni pourquoi, ni depuis quand, tu avais une famille. C'était plus une famille adoptive au sein du Huis Clos qu'autre chose.
    Pour vous, vous aviez toujours été ensemble.
Vous ne saviez pas depuis quand, depuis quel siècle, mais vous étiez ensemble. Tu avais un frère faucheur qui n'était pas un frère de sang, et un diable de père qui l'était encore moins, mais vous viviez ensemble depuis des lustres sans vous rappeler du jour où tout a réellement commencé, et sans vous poser la question non plus. L'entente entre vous, surtout entre ton frère et toi, d'ailleurs, n'était pas toujours très bonne, mais vous restiez une famille assez soudée. On suppose que depuis que vous étiez au sein du Huis Clos, ce qui remonte à pas mal de temps, votre père vous a adopté, ou bien plutôt, il vous a recueilli sous son aile alors que vous deviez tous deux être assez perdus comme deux brebis égarées et sans défenses. Puis vous êtes restés avec lui même après avoir prit de l'assurance.
    Vous étiez un peu comme ses enfants.
Il était tout bonnement incapable de vous interdire de faire ce qui vous plaisait. Il était tout bonnement incapable de vous refuser quelque chose dont vous aviez envie. Le fait qu'il ne puisse pas refuser quelque chose à ses progénitures adorées vous a peu à peu forgé un caractère plutôt capricieux d'enfants pourris gâtés par leur père.
    Il cédait à tous vos caprices d'enfants gâtés et ne vous refusait jamais rien.
Il grondait les autres mythes qui osaient vous refuser ce que vous vouliez et les rares personnes osant vous contrarier passaient généralement un sale quart d'heure, graciés comme damnés, garçons comme mythes. Il vous suffisait d'aller pleurnicher dans ses jupes pour obtenir ce que vous vouliez, mais lorsque le père ordonnait, les enfants obéissaient. Au doigt et à l’œil, et vous vous exécutiez au pas de course, lui obéissant comme vous n'obéissiez jamais à personne.
    « ▬ Arrête avec tes pieds, c'est stressant.
    ▬ J'ai même plus le droit de bouger ! T'veux qu'on s'tape ?
    ▬ C'est quand tu veux, frangin !
    ▬ Okay on s'tape, pis après on ira tirer les oreilles des mioches ! »

Ton frère. Il était la seule personne avec qui tu paraissais beaucoup moins féminine, beaucoup moins gracieuse, mais tout aussi sauvage. Vous étiez les deux enfants farouche que l'on pouvait apercevoir au détour d'un couloir du Huis Clos en train de se mordiller le nez et les oreilles à la manière des chiots. Vous étiez les deux petits animaux sans arrêt en train de vous battre pour jouer plus qu'autre chose, bien qu'il arrive que vos nombreuses disputes aillent jusqu'aux coups.
    Votre père ne tolérait d'ailleurs pas que ton frère lève la main sur une fille.
    Et tu n'étais pas une exception.
Ainsi donc cela t'amusait d'aller rapporter à ton père que ton stupide frère t'avait frappé juste pour le plaisir de le voir se faire gronder. Vous n'aviez pas de secrets, vous deux. Vous vous connaissiez par cœur, comme jumeaux, bien qu'il soit physiquement un chouilla plus vieux que toi et que tu sois mentalement un chouilla plus vieille que lui. Tu prenais souvent le dessus, tu étais la dominante, la grande sœur, celle qui commandait, celle qui s'autoproclamait le leader des jeux, y insérant tes propres règles en chef, et il n'avait pas intérêt à te contredire.
    Vous ne vous entendiez pas réellement très bien la plupart du temps, mais étiez toujours sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agissait d'embêter votre monde.
En général, les pensionnaires et les garçons préféraient éviter de croiser votre chemin, et parfois même les mythes préféraient ne pas vous gronder sous peine d'attirer la colère de votre père. De loin, vous étiez bien mignons, toujours en concurrence, à vous chamailler sans cesse et vous battre pour jouer comme le feraient deux louveteaux de bas âge. Semer la zizanie dans le Huis Clos était l'un de vos passes-temps favoris et il était rare de croiser plus turbulents que vous. Cependant, bien que vos caractères semblaient au premier abord identiques, on pouvait rapidement comprendre qu'il s'agissait là de simple folie de la part de ton frère, mais de malveillance de ta part.
    Il était fou à lier, tu étais mauvaise comme la peste.
Votre père avait engendré de véritables démons.
Un magnifique duo qu'il valait mieux éviter.
    « ▬ Woah, Lilith t'es vraiment super jolie !
    ▬ Sois gentil, dis-moi quelque chose que je ne sais pas. »

T'étais comme ça, Lilith, te vantant sans répit de tes formes généreuses, tu étais la dominatrice, tu étais la luxure, l'incarnation même d'un des sept pêchés capitaux. Tu étais cette fille si gracieuse, libertine, divine, qui se jouait de tous ces hommes en mal d'amour. Leur susurrant des mots tendres à l'oreille l'espace d'une nuit pour les abandonner la nuit suivante.
    Cruelle. Impitoyable. Lilith.
Tu te fichais du sort de ces pauvres enfants, de ces pauvres femmes, de ces pauvres hommes. Tu étais cette jeune femme capable de profiter de n'importe quel opportunité, égoïste, sans même penser au malheur des autres. Les seules choses importantes à tes yeux étaient ton père et ton frère. Rien ne comptait plus qu'eux à tes yeux.
    Il n'y avait que toi et eux.
Tu es cette succube, Lilith, qui caresse toujours dans le sens du poil avant de frapper où ça fait mal. L'indomptable, l'intouchable. C'est toi qui dompte, c'est toi qui capture entre tes longs doigts fins les cœurs et les âmes.
    Tu es malveillante, Lilith, malfaisante, Lilith.
Et tes sourires farouches qui ne prédisent rien de bon. Et tes caresses si douces, trop douces, enivrantes, envoûtantes. Lilith. Et ta malveillance. Et on en redemande. De Lilith. Et de sa folie.
    « ▬ Sinon, Lilith, il paraît qu'avec toi c'est tous les jours portes ouvertes !
    ▬ ... »

Tu grognes. Encore. Lilith. Lilith, Lilith, Lilith. Tu t'approches à pas de loup, te déhanchant comme tu le ferais sur une piste de danse, tes courbes gracieuses roulant sous ta peau si fine, si pâle, Lilith, tu ressemblais à ces poupées de porcelaine, mais ton caractère était si loin du caractère passif d'une poupée. Toi, Lilith, tu ne te laissais pas cajoler par ces stupides enfants.
    Tu n'as jamais aimé les enfants.
Tu ne te souviens pas les avoir aimé un jour. Lilith. A vivre trop longtemps, on en oublie le but de sa propre vie. Son propre caractère. Tu n'en as jamais réellement eu un. Suivant ton instinct comme une bête sauvage. Lilith.
    C'est ça, tu étais cette enfant sauvage, farouche.
Et tu t'approchais de ce mâle impertinent pour l'enlacer et lui griffer le dos au passage. Et tu t'approchais de ce mâle insolent pour l'embrasser et lui mordre les joues au passage. Lilith. Tu n'as jamais été des plus douces, même lorsqu'il t'arrivait d'enlacer ton frère ou ton père.
    Même avec eux.
Tu étais cette enfant farouche au regard espiègle qui jamais ne se laisse attraper.
Par personne.
    « ▬ Non, sérieux, Lilith... Rends-moi mes vêtements, c'était une blague...
    ▬ Ne sois pas idiot et arrête d'user ta salive pour rien. Et cesse donc de jouer le petit timide, laisse-moi prendre tes mensurations ! »

L'on t'avait confié ce travail, Lilith, que tu n'avais pas réellement comprit sur le coup. Tu n'as jamais su comment il fallait t'y prendre pour leur faire plaisir, le Mythe. Toi qui n'étais pas humaine.
    Toi qui n'étais qu'une légende.
Il serait bien plus facile pour toi de gouverner les Enfers et tes inférieures succubes que de créer des collections de lingerie qui ne servaient que très rarement. Lilith. Tu abordais avec ce sourire si charmant ces pauvres pensionnaires pour te servir d'eux comme mannequins lorsque tu avais en tête de nouvelles créations. Lilith. Ils ne t'échappaient jamais.
    Tu étais bien trop déterminée.
Tu avais ce modèle précis dans la tête puis tournais autour de la proie se rapprochant le plus de ton incroyable idée, Lilith. Comme un prédateur. Tu étais ce prédateur.
    « ▬ Hey, sœurette, j'ai chopé ce mioche damné en train de faire le débile dans les couloirs, il paraît qu'il fout le bordel à la nurserie, je le fous où ?
    ▬ Il a une bouille d'ange, une carrure fine et une morphologie parfaite, c'est exactement le modèle qu'il me fallait pour ma collection enfants ! Shin, déshabille-le et enfile-lui un peignoir... »

Tu tournais autour de la jeune proie, effrayante, l'inspectant d'un air inquiétant. La pauvre chose tremblait, son bras coincé dans l'emprise de la main de ton cher frère. Lilith. Tu étais aussi ce genre de punitions. Lilith. Mais tu restais douce avec les enfants. Bien trop douce. Bien trop inquiétante.
    Tes mots étaient toujours articulés avec précaution, avec soin.
Ils étaient soufflés entre tes dents pour se perdre entre les deux oreilles du tendre chérubin, résonnant dans sa tête telle une effroyable douche froide. Ah, tu savais si bien te servir d'eux, Lilith. Manipulatrice. Tu leur promettais des faveurs que tu ne tenais pas. Lilith. Puis, une fois la tâche accomplie, tu oubliais le pauvre enfant qui tremblait toujours de peur. Tu passais une main fine et froide dans ses cheveux blonds, les ébouriffant, négligente, presque violente dans le ton que tu employais pour s'adresser à lui, dans les mouvements négligents que tu avais l'habitude de faire. Tu faisais exprès de le serrer bien trop fort, sans réellement que tu ne puisses distinguer le bien du mal. Lilith. Tu n'es qu'un Mythe, après tout.
    Il tremblait entre tes bras aussi chaleureux qu'une porte de prison, redoutant ce que tu lui ferais.
Il voulait sûrement retourner à la nurserie. Lilith. Ce petit garnement. Oh, avec toi, il sera sage comme un agneau, tu peux en être sûre. Ta violence fait bien trop peur pour qu'il ose bouger d'un cil.
    « ▬ [...]et tu sais pas quoi ? Franchement, quand je lui ai dit ça, il a halluciné, sérieusement, tu aurais vu sa tête, c'était hilarant. Tous ses potes se sont foutus de sa gueule et puis après ils ont [...]
    ▬ ... »

Et au final, bien que sauvage, bien que violente, tu restais aussi négligente dans tes actes que patiente avec ce que tu qualifiais d'attardées. Lilith. Oh, tu leur montrais que tu ne les aimais pas. Ces filles. Ces concurrentes. Lilith. Oh, tu leur montrais que leur présence, que leurs paroles, te déplaisaient au plus haut point.
    Par tes regards, par tes silences. Lilith.
    Tu n'aimais pas la concurrence.
Tu devais, tu voulais, être la seule à peupler les doux rêves de ces messieurs les hommes. Lilith. Tu n'as jamais été très prêteuse avec tes affaires. Tu n'as jamais non plus considéré les hommes comme une race humaine à part entière. Tu étais un Mythe, après tout... Leurs vies avaient la même valeur que celles d'insectes écrasés. Ces gosses qui pleuraient ne réussissaient pas à atteindre ton cœur.
    Lilith. Tu étais l'impitoyable.
Et ces hommes, cette gente masculine. Tu la méprisais autant qu'il t'était impossible d'exister sans elle. Lilith. Tu n'oubliais pas que ta légende tournait autour. Il y a ces femmes, aussi, Lilith. Cette gente féminine que tu hais et méprises bien plus que leurs égaux les hommes. Ne sont-elles par descendantes d'Ève, après tout ? Non, vraiment, Lilith... Tu n'as jamais éprouvé aucune compassion pour ces gens, pour ces morts... Et pour ceux qui sont toujours vivants.
    « ▬ Euh, Lilith...tu te rappelles de moi ? Ton mannequin de l'autre jour... J'aimerais bien récupérer mes vêtements, tu sais...
    ▬ J'obtiens quoi en échange ?
    ▬ Passe une nuit avec moi !
    ▬ Va te faire foutre. »

Tu étais cette fille, aussi violente dans ses gestes que dans ses paroles. Ses mots. Tu ne mâchais pas tes mots. Tu ne tournais pas sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. Lilith. Nerveuse. Tu répondais du tac au tac. Tu ne te souciais pas des conséquences. Tu t'en fichais royalement. Tu n'y allais jamais pas quatre chemins, Lilith. Tu fonçais tête baissée, droit au but.
    C'en était presque effrayant tant tu ne te souciais de rien.
A quoi bon douter ? Tu n'as jamais aimé les incertains. Le doute. Ces gens qui doutent. Lorsqu'il t'arrivait de douter, Lilith, tu déconnectais ton cerveau et fonçais droit au but sans même réfléchir à ce que tu allais dire. Ah, tu es bien insouciante. Mais tu n'as jamais rien craint, Lilith. Tu avais ton frère et ton père, pour te défendre. Tu avais le pouvoir, pour te défendre. Reine de Enfers, reine des succubes. Et quel est le fou qui oserait s'en prendre à toi ?
    Lilith. La malfaisance se lit dans tes yeux.
Tu es mauvaise et ça se sent. Tes regards en refroidissent plus d'un. Et pourtant, ton sourire peut paraître si innocent, si naïf. Lilith. Tu aurais du être proclamée reine de la tromperie. Lilith. Ces gens n'étaient peut-être pas si idiots. Ou bien ils étaient assez intelligents pour se méfier de toi. Tant mieux pour eux...
    « ▬ Hé, Lilith... »

Silence.
    « ▬ Liiiiiilith... »

Silence.
    « ▬ Lilith ! Hé, LILITH ! »

Silence.
    « ▬ LILITH ! »

Silence. Puis une claque sur tes fesses. Puis une claque sur sa joue. C'est ce qui s'appelle de la répartie, ça, Lilith. Tu étais Lilith. Tu étais démon femelle. Tu étais reine des succubes. Mais les approches violentes ne t'intéressaient pas. Ce genre d'approches vulgaires et sans aucune grâce. Ah, Lilith, toi qui aimait tant le raffinement.
    Dans les gestes, Lilith, les paroles, dans les mots, dans le choix des phrases, tu aimais la beauté des gestes, la manière courtoise de s'enticher d'une femelle.
Ah, tu étais si rapidement sous le charme lorsque l'on t'abordais avec grâce et élégance dans les gestes et la paroles. Un bras protecteur dans le bas du dos, des paroles susurrées avec délice dans le creux de ton cou. Et tu étais si vite acquise, sans être soumise. Lilith... Tu restais la dominance.
    « ▬ Plus tard, moi, quand je serai grand, je serai astronaute !
    ▬ Tu sais, mon petit, il n'y a plus de 'plus tard', ici...tu es mort. C'est terminé... Tout est terminé. Enfin, pour moi, ça ne fait que commencer... »

Tu étais bien crue dans tes paroles, Lilith. Tu dévorais l'enfant. Dévoreuse de nourrissons. Choquant ton entourage sans y faire attention, sans même prendre le temps de réfléchir à tes actes, à l'impact qu'auront tes paroles dans le mental de ces morts. Lilith. Lorsque tu expliquais à cet enfant trop innocent, trop naïf, trop écœurant, qu'il n'y avait plus rien, plus tard. Il a longtemps pleuré, puis tu as prétendu n'y être pour rien, Lilith. Il ne sera jamais astronaute. Lilith.
    Autant détruire ses rêves maintenant. Plus tard, il sera trop tard.
Tu étais bien cruelle de penser ainsi. Lilith. Tu ne lui expliquais pas avec douceur comme tu aimais que l'on te traite avec douceur. Non. Il y avait cette douceur inexplicable, cette finesse, cette délicatesse dans le ton de tes paroles. Mais les paroles en elles même faisaient le même effet qu'un fouet. Lilith. Tu n'as jamais réellement su comment il fallait être délicat.
    Tu n'as jamais cherché à savoir. Le malheur de ces gens t'importait peu.
En revanche, Lilith, voir ce môme dégoulinant de joie t'écœurait. Alors tu as mit un terme à sa joie comme l'eau glacée met un terme à la chaleur du feu. Tu as éteins les dernières flammes brûlantes de son cœur flamboyant. De son cœur d'enfant trop vivant pour toi, Lilith. Sans aucun remord. Sans aucune pitié. Tu n'éprouvais pas le moindre pincement au cœur. Comment le pourrais-tu, toi qui n'as jamais eu de sentiments humains ? Lilith... Toi qui n'es qu'un Mythe...
    Tu seras toujours ce Mythe farouche. Ce Mythe sauvage. Sans aucune émotion autre que la haine. Sans aucune émotion autre que la malveillance. Tu seras toujours Lilith...



Will you recognize me then



Lilith est sauvage. Elle est cette enfant farouche et espiègle jusque dans ses yeux qui vous toise de leur couleur menthe à l'eau. Lilith. Elle est sauvage, farouche, Lilith, indépendante, Lilith, elle ne s'est jamais laissé attraper. Sous ses airs de félin, elle a cette liberté dans la peau, elle a l'indépendance, Lilith, elle domine comme elle l'a toujours fait, Lilith, elle est cette indomptable.
    Rebelle, elle n'obéit à personne d'autre qu'à elle, Lilith, elle n'a pas de lois, pas de frontière.
Elle est ce chat, Lilith, qui s'étire en un soupir de l'autre côté de la barrière qui entrave tes libertés. Elle te nargue, la jolie Lilith, de l'autre côté du grillage, du côté extérieur, Lilith. Elle n'a jamais été capturée. Elle n'a jamais été domptée. Lilith. Elle est ce chat sauvage. Elle est cette enfant dont l'approche est difficile. Bien qu'elle ne soit pas particulièrement asociale, elle s'est toujours méfié des personnes qu'elle rencontrait.
    Lilith. Les libertés entraînent la méfiance et la peur de se les voir retirer.
Lilith. Mais elle ne se méfie que des mythes, la jolie Lilith. Elle n'a jamais eu la moindre considération pour les êtres humains, et les a toujours cruellement dévalorisés, Lilith. Mais elle reste sauvage avec eux aussi. Elle reste cette jeune femme à qui il est dur d'obtenir un mot lorsqu'on ne la connaît que très peu. Lilith. Elle est cette jeune femme qui se contente d'observer, tapie dans l'ombre, à la manière d'une espionne, qui se contente de faire semblant de ne pas entendre lorsqu'on l'interpelle, qui se contente d'être le chat.
    Le chat sauvage.


Lilith est cruelle. Lilith est impitoyable. Lilith est malfaisante. Elle ne se soucie pas du malheur d'autrui. Elle n'aidera jamais quelqu'un pour sa conscience. Lilith n'a pas de conscience. Lilith n'a même pas de sentiments humains. Lilith n'est qu'un mythe, après tout. Il lui est impossible d'éprouver une once de pitié pour quelqu'un, qu'il soit homme, femme, ou enfant.
    Elle n'a jamais considéré les humains comme des êtres ayant beaucoup de valeur.
C'est à peine si elle les croit doués de paroles et de conscience, bien que le mot soit si grand pour un simple mythe. Lilith. Elle n'a jamais tendu la main vers qui que ce soit, Lilith, Lilith. Elle ne mâche pas ses mots, avec les morts, Lilith, cruelle, impitoyable, elle n'est pas capable de penser que cela aura un impact sur leur mental, elle n'est pas capable de distinguer le bien du mal, Lilith, elle n'est qu'un mythe, Lilith.
    Elle n'est rien d'autre que Lilith. Une légende.
Elle n'a aucune délicatesse dans ses mots dits si joliment, si poliment. Ils sont durs et froids comme la pierre des prisons, les mots de Lilith, ils brisent les rêves, ils détruisent l'espoir de ces morts, de ces pensionnaires. Sans aucune différence. Lilith n'a jamais privilégié les graciés aux damnés. Lilith. Elle ne voit en eux que de simples humains sans aucune valeur. Lilith.
    Elle vous susurre des mots si poignants à l'oreille de cette voix douce et calme, Lilith.
Elle n'aime pas les humains, en particulier les femmes et les nourrissons, Lilith, elle n'aime pas les enfants non plus. Lilith. Elle les détruit, Lilith, leur espoir, leurs rêves.

Lilith est une succube... Elle est cette succube tapie dans l'ombre, cette reine, qui peuple les rêves érotiques des hommes, Lilith, qui les accompagne dans leurs nuits si mouvementées, Lilith, qui les amène à l'adultère, qui les entraîne au bout de la nuit, Lilith, le démon de minuit. Elle est cette jeune femme à la beauté inhumaine, bestiale, cette jeune femme à la voix mielleuse, Lilith, l'infidèle, Lilith, la libertine. Lilith, qui corrompt vos maris, Lilith, qui dévore vos enfants.
    Elle est cette Lilith.


QUEEN

My friends are gonna be there too.





Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? Euuuuh...Partenariat, je crois !
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Une trousse de secours, la carte de l'île et quelque chose pour communiquer en cas de pépin.
Artiste/groupe, couleur et plat préférés : Rooooose, & pizza ! **
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : You're my vasectomie. (Wonderwall)
Une critique constructive sur Huis Clos ? Déjà fait ! Dans le opic des questions. B)
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? Elles ne sont pas facile seulement pour les personnes pas douées et invalides des deux mains. °w°

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admin • the eyes of mars
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Mort : Noyade.

Message  Sujet: Re: » listen to these screams coming from your shriveling throat; lilith •
  Mar 11 Juin - 20:40

Bienvenue, ravie de te voir inscrite.


HUIS CLOS HÔTEL
Vous avez répondu positivement à notre sollicitation, et êtes par conséquent désormais partie intégrante du Huis Clos.
Nous nous réjouissons bien entendu de compter parmi nous une figure de votre envergure.

Afin d'optimiser l'encadrement des Pensionnaires, nous vous avons attribué la mission de créer les lignes de lingerie de l'Hôtel.
Nous portons toute notre confiance en vous pour le bon succès de votre entreprise.

Quant à la nature même de notre établissement, nous savons que nous pouvons compter sur votre discrétion.

Sincèrement,
La Direction.



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Message  Sujet: Re: » listen to these screams coming from your shriveling throat; lilith •
  Dim 16 Juin - 7:50

C'est avec plaisir que j'accepte ce rôle.
Et c'est avec une immense joie que je vous informe que ma présentation est achevée !
J'ai aussi étoffé l'histoire de Lilith afin de parler un peu du rôle attribué.
Bonne lecture !
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admin • le loup des steppes
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Mort : 1924, Madrid, asphyxie.
Fonction : médecin (ah bon)

Message  Sujet: Re: » listen to these screams coming from your shriveling throat; lilith •
  Dim 16 Juin - 15:17

Je ne te fais plus attendre et je te valide en cette veille de l'épreuve de philo. Et je file me documenter sur Emmanuel Kant.
Amuse-toi bien à l'hôtel, Lilith.

Ah oui, et n'oublie pas te réserver tes mythe, avatar et fonction.
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Message  Sujet: Re: » listen to these screams coming from your shriveling throat; lilith •
 

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