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 Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie

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Messages : 16
Mort : Une balle dans le dos
Totem : Un flyer de Pizza Hut

Message  Sujet: Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie
  Lun 10 Juin - 22:57

I've died a hundred times
And I go back to black
NOMS : Morgan Clint
PAYS : Etats-Unis
OCCUPATION : Ingénieur en biologie de la police scientifique
VIE : 02/12/1970 à Long Island — 04/04/2011 à Philadelphie
MORT : Par balle
ÂGES : Mort à 40 ans, 27 ans d’apparence
ANCIENNETÉ : 3 ans
TOTEM : Un flyer de Pizza Hut
JUGEMENT DERNIER : Damné


PLEASE ALLOW ME TO INTRODUCE MYSELF
I'M A MAN OF WEALTH AND TASTE


Si vous pensez que la vie de Morgan c’est ça, vous risquez d’être vraiment déçu. Morgan ne porte pas de lunette de soleil, ne résout pas des affaires de meurtres en série en trente minutes grâce à une centrifugeuse, s’il les résout tout court… Morgan aussi est déçu. Du système, de lui. Mais lui, il agit. Morgan a les mains sales et parfois des remords, des doutes. Mais il fait ce qu’il faut.

L’enfer est pavé de bonnes intentions…
Every single one's got a story to tell
From the queen of England to the hounds of Hell
Il n’y a pas grand-chose à dire de l’enfance de Morgan. Il grandit paisiblement avec ses parents et sa sœur dans leur jolie maison de banlieue. Il ne manque de rien, il a des amis, des petites-amies, des hauts, des bas. Une vie normale. Il est bon élève sans effort, il aime l'école. Surtout les sciences où il excelle. Il est naturellement curieux, et adore les énigmes. Il dévore des polars en une nuit. Tout ça pour dire que c’est sans trop se poser de questions que Morgan poursuit ses études dans une bonne université à Philadelphie pour obtenir son Bachelor en sciences à vingt-deux ans, accumulant au passage une dette conséquente pour payer sa scolarité. Il finit par obtenir son PhD en pharmacologie cinq ans plus tard, en 1997, et débouche sur le marché du travail au tout début de l’essor de la police scientifique. C’est sans vraiment savoir de quoi il retourne qu’il postule, embrumé par ses romans policiers et les séries qui pullulent sur CBS. Il se voit déjà participer à l’arrestation de génies du crime, passer les menottes à Al Capone et ses compères. Il déchantera vite.

Il y a des choses qu’on ne montre pas à la télévision. Comme par exemple qu’on ne laisse des empreintes que sur certaines matières, qu’elles sont rarement complètes et utilisables, et même quand elles le sont, rarement suffisantes pour inculper quelqu’un. C’est un travail frustrant, de voir le salop, dont vous avez clairement identifié l’ADN à partir des résidus de sperme sur la pauvre fille à la morgue, s’en sortir avec seulement deux ans de prison pour homicide involontaire alors que vous savez, au plus profond de vous-même, qu’il l’a tuée de sang froid. Mais vous pouvez juste regarder comme il sert la main de son avocat, un sourire presque guilleret sur les lèvres pour partir se prélasser deux pauvres années quand tout ce qu’il mérite, c’est la chaise électrique.

Et c’est ça, tous les jours.

En 2000, la sortie de CSI, les Experts ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Ca le ronge, de plus en plus. Il a trente ans et un bébé en chemin. Eleonore, sa douce Eleonore rencontrée à l’université, son épouse depuis deux ans, même elle ne peut rien contre la dépression qui commence à l’habiter. « Tu devrais changer de travail. » Mais il ne peut pas. Il n’a toujours pas fini de rembourser sa dette pour l’université, à laquelle s’ajoute celle de la maison coquette où ils viennent d’emménager, avec sa jolie chambre d’enfant peinte en rose pastel. Et Eleonore prévoit d’arrêter de travailler un an ou deux pour s’occuper de leur fille. Non, quitter la police est un luxe qu’il ne peut pas se permettre. Surtout quand il sait que n’importe quel connard dans la rue peut violer sa femme, la battre à mort et s’en tirer avec une tape sur les doigts.

La première fois qu’il le fait, il sent des frissons traverser tout son corps. Il sait ce qu’il encourt si ça s’apprend. Mais c’est si simple. Il connait les machines de son laboratoire par cœur, sait exactement quoi faire pour qu’un négatif devienne un positif et inversement. Ils manquent de preuves sur cette affaire, et il est sûr que c’est lui, le coupable. Tellement sûr. Alors Morgan le fait. Et l'homme est condamné. Et Morgan ne s’est jamais senti aussi en paix depuis des années.

Alors il recommence.

Il le fait rarement au début, puis de plus en plus. Rendre justice soit même a quelque chose de jouissif, de malsain parfois. Quand il voit le visage dévasté d’un accusé rendu coupable par sa faute, il se demande parfois s’il n’a pas fait une erreur, si ce n’est pas un innocent sur ce banc entrain de verser toutes les larmes de son corps.

Il arrête d’assister aux audiences.

Il arrête d’y penser et enfouie ses doutes sous de bonnes intentions. C’est pour ta fille que tu le fais, Morgan. Pour Eleonore et pour Judith.

Il met la hausse du taux de réussite du Parquet sur le dos des nouvelles machines plus performantes qu’ils viennent de recevoir. Morgan remonte la pente, retrouve goût à son travail auquel il consacre de plus en plus de temps.

« Papa est occupé à arrêter les méchants messieurs, il ne pourra pas être là pour ta fête d’anniversaire samedi, ma puce. Tu comprends ? »

Eleonore lui fait des scènes au début, mais elles deviennent de plus en plus rares. Jusqu’au matin où c’est un contrat de divorce qu’il trouve à la place de son café. Il n’est pas étonné, mais ça fait mal quand même. Leur amour s’est essoufflé avec le temps, il est plus attaché à leurs habitudes qu’à elle, finalement. Ils signent, il lui laisse la maison et la garde de Judith. Nous sommes en 2008.

Les frais de pension alimentaire plus son loyer ont rapidement raison de ses faibles économies, il peine à payer les intérêts de ses emprunts.

C’est au bord de la faillite qu’il est abordé par un membre d’un gang de Philadelphie bien versé dans le trafic de drogues en tout genre. Une belle somme d’argent contre la disparition de quelques empreintes ici et là. Morgan n’est pas stupide, il sait bien que c’est leur manière de demander poliment . Il n’y a qu’une seule bonne réponse à cette question. S’il venait à refuser, c’est le fusil sur la tempe qu’il le ferait tout de même. Alors il se résigne et il accepte. Il a besoin de cet argent.

Mais il a beau être le plus méticuleux possible, on finit par s’en rendre compte. Il fait la une des journaux : le flic pourri falsificateur de preuves au service du pire gang de la ville. On fouille dans les dossiers et on remonte jusqu’à ses tout débuts. Il se défend, essaye d’expliquer qu’il ne travaillait pas pour eux avant, qu’il agissait de lui-même, mais en vain. Les enquêtes sont réouvertes et il voit tous les malades qu’il a réussi à arrêter se faire passer pour des martyrs, ses victimes. Les preuves falsifiées sont retirées du dossier et malgré ses témoignages, il les voit se faire libérer un par un, leur casier disparaitre quand la liste de ses crimes ne fait que s’allonger.

Il sait qu’il encoure la perpétuité, peut-être même la chaise électrique puisqu’il semble qu’il y ait mené plusieurs innocents. Il accepte de donner les noms de ses contacts dans le gang en échange d’une remise de peine. Lui, si prompt à envoyer les gens dans le couloir de la mort n’a finalement pas envie d'y mettre les pieds. On lui promet une protection renforcée en tant que témoins et il accepte. Il n’a plus grand-chose à perdre de toute façon. Si ce n’est pas le gang qui le tue, c’est lui-même qui se fait sauter la cervelle. Dans les deux cas, il préfère ça à la chaise ou à la prison. Il n’est pas un criminel et refuse de finir comme eux. Il était un héros. Un héros dans les yeux de sa fille, qui lui a tourné le dos comme tous les autres.

C’est d’une balle dans le dos qu’il meurt, en sortant du commissariat. Il agonise plusieurs minutes, du sang plein la bouche, des larmes plein les joues. Il essaye de se rappeler du visage de sa fille, mais ça ne vient pas. Il s’éteint avant l’arrivée des secours.

Il a finalement fait plus de mal que de bien, mais dans ses derniers moments, il se dit qu’il a essayé, vraiment essayé. Il s’est juste perdu en chemin. S’en est un nouveau qui s’ouvre devant lui. Autant voir où ça le mène.
When we meet on the other side
Will you recognize me then
Morgan est un scientifique. Et dans la police ! Alors autant vous dire que de son vivant, tout trouvait une explication logique et rationnelle. Ce n’est pas le cas à Huis Clos et ça le travaille. Alors il se creuse le cerveau, il interroge. Ca l’occupe. Morgan a toujours eu une vie bien remplie, rarement de temps pour lui. Et maintenant, du temps, il en a trop. Alors il inspecte tous les recoins de l’hôtel, il fait des rondes toutes les heures pour voir si quelque chose a changé.

Il cherche une sortie. Pour revoir sa fille. Il l’a négligée des années et maintenant qu’il sait qu’il ne la reverra jamais, elle lui manque cruellement. Il crève d’envie de caresser sa petite tête blonde, et en même temps craint chaque jour de la croiser au détour d’un couloir. Il se demande ce qu’elle pense de lui maintenant qu’elle a grandi, si elle comprend son geste, qu’il a fait tout ça pour elle. Il s’accroche à cet espoir, parce qu’il semble que même ici, on méprise son sacrifice. Damné. Et ce casier judiciaire récité d’une voix monotone encore et encore…Parce que des nouvelles personnes, on en croise tous les jours ici. Les premiers jours, il les a passés à chercher désespérément l’hôtel pour une pièce à l’écart, pour un placard où se cacher, pour ne plus entendre ce tissus de mensonges qui défigure l’œuvre de sa vie. Il s’est bien vite rendu compte que c’était peine perdue.

Alors il essaye de recouvrir la voix-off par la sienne pendant la longue minute que dure l’énumération. Il raconte ses avancés, il balance des banalités avec un sourire tiré. Un sourire avec trop de dents. Vous remarquerez ses pommettes saillantes, son visage trop long, son nez trop pointu, ses pates doigts trop creusées, accompagnant son rictus. Il a les yeux verts, les cheveux bruns sombres tombant jusqu’aux épaules qu’il prend la peine de plaquer vers l’arrière des fois. Il est élancé, pâlichon. Pas vraiment sympathique, au premier abord. Mais il sait se montrer charmant. Il est bon public, beau-parleur avec une bonne répartie. Jusqu’à ce qu’on le contredise. Il n’aime pas avoir tort, il l’est plus que rarement selon lui. Si on affirme le contraire et qu’il reconnait au fond, au fiiin fond de lui-même que, peut-être, en partie, il n’est pas dans le vrai, il se ferme comme une huitre, lance des insultes cinglantes les dents serrées et part fulminer dans son coin, caressant avec le pouce le papier glacé plus qu’abimé de son totem.

Son totem. Son premier mystère en partie résolu. Les souvenirs qui vont avec son flyer de Pizza Hut, il les a tellement cherchés qu’il n’est même plus certain de si ils sont réels ou des affabulations inventées pour un peu de réconfort. Il préfère croire en la première solution. Il est quasi sûr qu’il s’agit du flyer de la petite cuisine de leur premier appartement à Eleonore et lui. Quand, malgré leurs études et leurs emplois du temps chargés, ils trouvaient encore le temps de manger ensemble autour d’un repas à emporter. Une reine et une quatre saisons. S’il renifle le papier, il arrive presque à sentir l’odeur.

Morgan s’est fait au Huit Clos du mieux qu’il peut. Il ne cherche pas à se repentir, il sait qu’il n’est pas mauvais au fond, les choses ont juste mal tourné pour lui. Il n’a rien à se reprocher. Il cherche. Quoi ? Le pied de biche pour sortir d’ici. Parce qu’une éternité sans manger de pizzas, il ne pense pas pouvoir tenir.
My friends are gonna be there too
I'm on the highway to Hell
Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? Je suis passée de partenaires à partenaires jusqu'à tomber chez vous.
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Une machette, un briquet, un téléphone satellite pour me casser d'ici avant d'avoir pour seul ami un ballon de volley prénommé Wilson.
Artiste/groupe, couleur et plat préférés : je n'ai pas vraiment de groupe préféré mais en ce moment j'écoute pas mal Radiohead, le vert, TARTE AU CITRON !!!!
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : Don't Vasecto' Me Now de Queen, elle donne la pêche !
Une critique constructive sur Huis Clos ? Beaucoup de monde, mais que 2 sujets RPs, ça a failli me faire fuir ! Faut motiver les troupes !
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? C'est le ministère de la santé, qui pour lutter contre l'obésité, a demandé à toutes les sociétés d'emballage de créer des "ouvertures faciles" impossibles à ouvrir pour les gens aux doigts boudinés. Ils ont tellement bien fait leur travail que voilà...



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admin • the eyes of mars
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Mort : Noyade.

Message  Sujet: Re: Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie
  Mar 11 Juin - 20:47

Bienvenue au Huis Clos !
Une fiche réaliste qui ne manque pas d'être plaisante à lire.

HUIS CLOS HÔTEL
Bienvenue au Huis Clos.
Nous vous remercions d'avoir choisi de séjourner parmi nous.
Votre totem et votre clef de chambre vous ont été remis. Il vous est recommandé de les garder en votre possession à tout moment. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit de terrestre, il est désormais trop tard.

Après examen de vos actions parmi les vivants, le tribunal a pris la décision de vous damner.
Le motif de votre condamnation est que vous vous êtes permis de croire que vous pouviez juger vos semblables.
Votre châtiment sera votre casier judiciaire récité par une voix-off mécanique dès que vous rencontrerez quelqu'un pour la première fois.

Nous vous encourageons à aller à la rencontre d'autres Pensionnaires, et espérons que leur fréquentation vous sera profitable.
Le personnel de l'Hôtel demeure bien évidemment à votre disposition, et se joint à moi pour vous souhaiter une bonne éternité.

Sincèrement,
La Direction.



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Mort : Une balle dans le dos
Totem : Un flyer de Pizza Hut

Message  Sujet: Re: Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie
  Mar 11 Juin - 23:14

Fiche finie ! Merci pour votre relecture rapide Wink
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admin • l'oeil du faucon
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Messages : 113
Mort : Vieillesse.

Message  Sujet: Re: Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie
  Mer 12 Juin - 16:27

Tu as bien cerné le Huis Clos et c'est toujours intéressant de voir la réaction du personnage par rapport à son châtiment.
Je ne peux donc que te valider. N'oublie pas d'aller réserver ton avatar et ton totem !




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oh jennifer tell me where i stand.
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Message  Sujet: Re: Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie
 

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Morgan Clint, Les Experts : Philadelphie

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