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 domine, adiuva me — aires

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Messages : 14

Message  Sujet: domine, adiuva me — aires
  Ven 28 Juin - 12:58

ANDERSON, AIRES.

I've died a hundred times

NOMS : Aires Anderson
PAYS : Australien.
OCCUPATION : Prêtre.
VIE : (01/02/1915, Adélaïde — 15/05/1998, Adélaïde)
MORT : Hémorragie cérébrale dans son sommeil.
ÂGES : 28 ans — 83 ans.
ANCIENNETÉ :Lointaine.
TOTEM : Une petite croix métallique.
JUGEMENT DERNIER : Gracié — peut changer temporairement de totem.



Please allow me to introduce myself

I'm a man of wealth and taste


Credo in unum Deum, patrem omnipotentem, factorem caelis et terrae visibilium omnium et invisibilium. Et in unum dominum Jesum Christum, filium Dei unigenitum, et ex patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, lumen de lumine, deum verum de Deo vero, genitum, non factum, consubstantialem patri : per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram salutme descendit de caelis. Et incarnatus est de spiritu sancto ex maria virgine, et homo factus est. Cruxificus etiam pro nobis sub pontio pilato ; passus et sepltus est, et resurrexit tretia die, secindum scriptura, et ascendit in cealum, sedet ad dexteram patris. Et interum venturus est cum gloria, judicare vivos et mortuos, cujus regni non erit finis. Et in spiritum sanctum, dominum et vivificantem : qui ex patre filioque procedit. Qui cum patre et filio simul adoratur et conglorificatur : qui locutus est per prophetas. Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et expecto resurrectionem mortuorum. Et vitam venturi saeculi.
A m e n.

Aires est trahi.


Every single one's got a story to tell

From the queen of England to the hounds of Hell

L’échappée belle.
Assis sur les marches du perron de la petite maison familiale, Aires regardait le ciel, le menton planté dans le creux de ses mains. Ils étaient allés à la cathédrale Saint François-Xavier quelques heures auparavant et sa mère l’avait longuement enjoint à l’attention alors que le prêtre débutait son sermon d’une voix tranquille et chaleureuse. Au début, le cérémonial lui avait semblé long et son regard s’était pris à vagabonder sur les vieux murs de pierre de l’édifice puis, comme par un miracle dont il ne connaissait le secret, la voix du Père Harisson avait semblé enfler, occuper tout l’espace, sans même qu’il n’hausse le ton. Un frisson était remonté le long de la colonne vertébrale du garçonnet. Arraché à sa contemplation de la cathédrale, toute son attention s’était focalisée sur l’homme qui fredonnait presque ses cantiques.
Assis sur le banc de bois dur, Aires s’était senti transporté. Il y avait eu dans son cœur d’enfant le sentiment trop grand de l’amour universel, cet amour qui dépasse, qui transcende, qui abolit les frontières. Les larmes avaient grignoté en silence ses joues sans qu’il n’ose fermer les yeux et sa mère avait passé une main tendre dans ses cheveux, l’arrachant brutalement au sentiment de plénitude qui avait pourtant explosé dans chacune des parties de son être. Il avait gardé le silence jusqu’à ce qu’ils arrivent à la maison. Son père lui avait ébouriffé les cheveux. Sa mère avait eu un sourire comblé.
À cinq ans à peine sonnés, Aires Anderson savait déjà ce qu’il ferait de sa vie. Certains parlent d’illumination, de révélation. Lui a toujours réfuté ce genre d’hypothèse. Il n’a pas reçu d’appel mystique pas plus qu’il n’eut le sentiment qu’un voile s’était déchiré devant ses yeux. Ce n’était pas tant Dieu, au commencement, que le Père Harisson qui l’avait fait réfléchir. Il avait aimé son dévouement, sa tranquillité et sa voix, cette voix puissante et grave qui emplissait tous les mots qu’il prononçait d’une sensibilité profonde et exacerbée. Certains des enfants du quartier rêvaient d’être pompiers ou policiers. Lui espérait ressembler au Père Harisson.
Dieu était venu après.

Il était venu comme arrive un ami, berçant les songes et les croyances de l’enfant. Il était arrivé et était resté, implantant ferveur et espoir dans le petit cœur battant. Aires n’était pas né croyant, comme beaucoup le pensait. Aires l’était devenu. Il s’était abreuvé du moindre mot du Père Harisson et puis, presque sans le vouloir, il les avait assimilés, dévorés, ingérés à son compte. Et il avait cru. Il croyait comme peu de gens croient, avec la naïveté tendre des innocents. Il croyait à Dieu, à l’Amour, au Salut. Il croyait qu’il faisait parti des Élus qui pouvaient le transmettre. Il voulait se faire messager, interprète, véhiculer le Pardon et le Repos à toutes les âmes esseulées et malheureuses qu’il rencontrait. Il aurait voulu que tous se rendent compte de la grandeur et la bonté de ce Dieu qui n’avait jamais cessé de les veiller.
Ses parents avaient cru à une passade. Le temps les en avait détrompés. En 1933, à l’heure où le temps n’était plus à la Foi mais aux soldats, Aires prononça ses vœux. Il avait dix-huit ans et l’Amour universel au creux de la gorge. On le traitait de couard, lui sollicitait juste la Paix. Il était homme de Dieu et non chair à canon. Son père ne lui pardonna pas. Il pardonna à son père.
La cathédrale Saint François-Xavier fut la seule qu’il connut. Il en chérit chacun des bancs, chacune des reliques. Il en aimât chaque pierre, chaque paroissien, sans jamais se poser de question, sans jamais douter. Il était instrument de Dieu et répandait son amour à tous, sans faire de distinguo. Telle était sa mission. Tel était son destin. Jamais il ne faillit. Jamais il ne dévia. Son regard s’attarda parfois sur la volupté dune femme, sur le ventre rond d’une autre, et s’il ressentit au cœur le pincement désagréable de la tristesse, jamais pourtant ne questionna-t-il sa foi. La Solitude était son fardeau, son seul et terrible sacrifice pour avoir l’honneur de pouvoir servir Dieu. Il ne regrettait pas. Il ne pouvait pas. Quand bien même il aurait voulu une famille, quand bien même il aurait souhaité des enfants à chérir. Quand bien même.
Il ne douta pas.

Il ne douta pas non plus lorsque les américains ouvrirent les camps. Il ne douta ni de la Grandeur, ni de la Bonté. Il douta de l’Humanité. Il douta de lui. Dieu ne les avait pas abandonnés, au contraire de tout ce qu’on pouvait entendre.
Dieu dévoilait, au contraire, toute la cruauté dont Ses enfants pouvaient faire preuve.
Dieu pointait du doigt les pécheurs.
Il ne serait jamais de ceux-là.

Il avait eu la vie la plus tranquille, avait été l’homme le plus paisible du monde. Assis sur le siège, face au médecin, soixante-dix-huit ans et le sourire tranquille, il s’écoute diagnostiquer de l’hypertension, le visage serein. Son corps était douloureux mais son esprit, tranquille. Il avait fait tout ce qu’il devait faire, avait vécu sa vie sous le regard de Dieu.
Rien ne l’inquiétait, à présent.

Il partit dans son sommeil cinq ans après cela.
À la cathédrale Saint François-Xavier d’Adélaïde, on fit résonnner les cloches, pour le salut de son âme.


When we meet on the other side

Will you recognize me then

Il était arrivé à Huis Clos sans comprendre.

Il avait cherché les anges, Dieu, le Paradis ; il n’avait vu que l’hôtel. À ses yeux, il s’agissait d’une cruelle farce, d’un odieux jeu de mot. Il avait regardé sans les voir les gens de la réception, avait écouté d’une oreille absente, avait perdu son regard sur les couloirs sans fin. Il était resté là, inanimé, pas même heureux de sa jeunesse retrouvé. Lui qui pensait avoir trouvé Repos et Paix, c’était l’Enfer, qu’il vivait.
Autour de lui, l’air semblait peser une tonne. Les premiers temps, il était resté silencieux. Il avait refusé obstinément, avait pensé à un dernier test avant de le laisser partir. Il avait prié tous les jours, avec une ferveur redoublée, n’avait rien avalé, n’avait rien bu, n’avait rien fait. Il était resté assis toute la journée, les yeux clos, la Foi chevillée au corps.

Lorsqu’il avait rouvert les yeux, il avait compris qu’il était trahi.

Dieu était Judas, Dieu n’était rien. Il n’avait plus rien. Ça avait asséché sa gorge et ses yeux, ça avait desséché ce cœur trop plein d’Amour universel. Il n’était plus resté que la Rancœur et l’Amertume. Elles se juchaient sur ses épaules pour lui chuchoter toutes les choses à côté desquelles il était passé. Elles lui racontèrent la femme qu’il aurait pu avoir et leurs enfants qui riaient en s’échappant dans le jardin de la belle demeure qu’ils auraient habités. Elles lui racontèrent son histoire, mais sous cet angle différent, où Dieu n’existait pas. Où rien d’autre que l’homme n’existait. Pour le pire et le meilleur. Elles s’étaient enroulées autour de lui, avaient embrassé son cœur et son visage.
Il était devenu l’Amertume et la Rancœur.
Elles étaient tout ce qu’il lui restait.

Il avait erré dans les couloirs de Huis Clos, avait juré, avait menti, avait détesté. Il avait arrêté de chercher le bon côté des êtres qui l’entouraient. Ils étaient tous méprisables, tous souillés, tous brisés. Ils n’étaient rien. Ils n’avaient rien. Ils ne méritaient ni son amour, ni sa compassion.

Pour combler le vide, il avait découvert la Passion.
La destructrice et la grande, celle qui agite les hommes. Il s’était animé à la flamme vive de la haine.

Quand les gens parlent d’Amour, lui ne rit plus que moqueusement.
L’Amour n’existe pas. La Foi n’existe pas. Le Salut n’existe pas. La Paix n’existe pas. Le Repos n’existe pas. La Piété n’existe pas. La Religion n’existe pas. La Compassion n’existe pas. La Croyance n’existe pas. La Tendresse n’existe pas. Le Partage n’existe pas. La Patiente n’existe pas.

Dieu n’existe pas.

Le Père Aires n’existe plus.


Moineau

My friends are gonna be there too.



Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? En passant de forum en forum. Je suis tombée sur Skies Kingdom et puis sur vous.
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Un kilt, une paire de chaussettes et un ornithorynque.
Artiste/groupe, couleur et plat préférés : Ça chaaaange mais. Actuellement. The Cooper Temple Clause, le rouge, le poulet au curry.
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : Hombre que vasectomie — Shaka Ponk.
Une critique constructive sur Huis Clos ? Non aucune alors je vais juste faire blblbl.
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? À cause d’un mouvement franc-maçonnique mondial qui a décidé d’instaurer la frustration sur le monde entier pour mieux le dominer.

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Message  Sujet: Re: domine, adiuva me — aires
  Jeu 4 Juil - 22:49

Je n'arrive même pas à te souhaiter la bienvenue tellement je suis sans voix. Aires ne pourrait être en de meilleures mains : je te donne son corps et son sang, livrés pour toi.
Tout est parfait, tu as sept jours pour compléter ta fiche !

HUIS CLOS HÔTEL
Bienvenue au Huis Clos.
Nous vous remercions d'avoir choisi de séjourner parmi nous.
Votre totem et votre clef de chambre vous ont été remis. Il vous est recommandé de les garder en votre possession à tout moment. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit de terrestre, il est désormais trop tard.

Après examen de vos actions parmi les vivants, le tribunal a pris la décision de vous gracier.
La raison de votre amnistie est votre foi inébranlable en Dieu.
En guise de récompense, le Huis Clos vous accorde la possibilité de changer temporairement de totem.

Nous vous encourageons à aller à la rencontre d'autres Pensionnaires, et espérons que leur fréquentation vous sera profitable.
Le personnel de l'Hôtel demeure bien évidemment à votre disposition, et se joint à moi pour vous souhaiter une bonne éternité.

Sincèrement,
La Direction.



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oh jennifer tell me where i stand.
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Message  Sujet: Re: domine, adiuva me — aires
  Jeu 4 Juil - 23:14

Hiii je suis contente que ça t'aille ♥ Du coup eh bien j'ai fini !
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Mort : Vieillesse.

Message  Sujet: Re: domine, adiuva me — aires
  Ven 5 Juil - 19:57

C'est comme un coup de poing en plein cœur. Je suis tellement soufflée que j'ai presque oublié de te valider.
N'oublie pas d'aller réserver ton totem etc etc. Je passerai te harceler très prochainement, sois en sûr aha.




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Message  Sujet: Re: domine, adiuva me — aires
 

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