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 Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.

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Messages : 4
Mort : Le Blitz, c'était festif.
Totem : Donné en pâture.

Message  Sujet: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Lun 15 Juil - 21:26

CLIFFHANGER

I've died a hundred times

PSEUDONYME : Cliffhanger - généralement raccourci en Cliff. C'est qu'il est cynique le bonhomme.
NOMS : Mortimer Stanford. Il a bien fait d'oublier son passé vu la gueule de son nom.
PAYS : Angleterre. Je n'ai rien à ajouter.
OCCUPATION : Horloger, ou la profession inutile par excellence dans un lieu où le temps et l'espace se foutent de vous. Chienne de mort.
VIE : Né et mort à Londres, du 06/07/08 au 10/05/41. Depuis lors, il a une dent envers les Allemands.
MORT : Un bombardement est venu lui souhaiter la bonne journée, il n'a pas vraiment apprécié.
ÂGES : 32 ans à sa mort, proche de la vingtaine au Huis Clos.
ANCIENNETÉ : Il a lui-même perdu le fil depuis plusieurs décennies. Tout ce dont il est sûr, c'est que ça se compte en quelques siècles.
ANCIEN TOTEM : Le genre d'objet dont on se sert pendant des années sans s'y attacher ne serait-ce qu'un instant: un compas en bois. C'est trop la classe, non ?
EMPLOI : * Lance les dés *


Please allow me to introduce myself

I'm a man of wealth and taste



Cliff est très certainement l'un des pires garçons de l'hôtel: feignant, lunatique, acerbe, grossier et despotique, il fera sans nul doute de votre mort un enfer.


Every single one's got a story to tell

From the queen of England to the hounds of Hell

À travers le monde, d'après ce qu'on m'a dit, y a tout plein de gens qui naissent et qui meurent ! C'est dur à croire, vous trouvez pas ? Moi j'ai encore du mal. Enfin ça on s'en fout, l'important, c'est qu'un beau jour, le 6 juillet 1908 pour tout vous dire, un bébé s'est dit que quand même, son logement il était un peu visqueux, alors il se barra 4 semaines avant la fin de son bail, sans se douter qu'il mettait un peu dans la mouise sa logeuse, qu'il appellera plus tard "Maman". C'est donc après plusieurs heures d'inquiétudes et de douleur que les parents de l'alien décidèrent de lui donner un prénom, car mine de rien, c'était pratique pour s'y retrouver. Alors le bébé qui avait fait son rebelle se tapa un prénom tout nase: Mortimer. C'est très moche, comme les bébés, donc c'est pas plus mal. Bref, comme c'est moche et long, moi je vais plutôt dire Mortie, ou Mort, parce que c'est trop dark, et que le dark, tout le monde aime ça !

M'enfin, on s'en fout un peu de tout ça, car de ce que j'ai lu, il me faut vous raconter l'histoire de ce type. Donc il faut que je me mette au boulot, sinon ça va barder. Mortimer donc, vint au monde dans une famille modeste. Hum. C'est embêtant ça, comment je vais faire un récit qui déchire sa maman en huit avec une famille modeste ? Avec une famille pauvre, on peut faire du drama puissance mille, la même avec les riches et leurs problèmes de " ouin mes parents étaient trop pris par leurs boulots j'en ai gardé une cicatrice émotionnelle snirf. ", mais des gens normaux... Attendez ! Tout espoir n'est pas perdu ! Avec du pot, le père est un ivrogne notoire, ou la mère une catin trompant son mari ! Je tente ma chance !

... Bon bah non, ils ont rien à se reprocher. C'est d'un nul ces gens normaux avec une vie banale. Courage, on a pas encore touché le fond ! Après tout, dans la plupart des J-RPG, c'est à peine si on en fait mention, pas vrai ? De toutes façons, quand c'est pas le cas, c'est soit que papa était l'espoir de l'humanité et qu'il s'est fait baiser la gueule avant de sauver le monde, soit que c'est le grand méchant de l'histoire. Ou même mieux, il a perdu, et est ensuite devenu le grand méchant car s'est retrouvé possédé par le Grand Seigneur Démoniaque ! Tout ça pour dire que comme le destin du monde n'est pas entre les mains de Papa Stanford, il sert à rien, voilà.

Bien bien bien, on va survoler la vie du Mortie jusqu'à ce qu'il se passe un événement intéressant, car j'ai un peu la flemme de vous parler de bébé faisant son premier popo, bébé qui empêche ses parents de copuler en jouant à l'alarme, bébé qui fait ses premiers pas, bref, de tout ce que fait une saloperie de ce genre. Voyons maintenant ce quel l'on peut tirer de son enfance ! J'espère pouvoir parler d'un fait marquant permettant de le traumatiser à vie, car pour l’instant, ça manque de dark, et comme je l'ai déjà dit, le dark c'est bien ! Alors... Hum... Premier baiser avec Marie... Ouais... Troisième de la classe, huhum... Dispute se déclenchant en bagarre... Moui moui moui... Se découvre une passion pour la géométrie, super... Première guerre mondiale, oh, ça c'est bien ! Le père est envoyé à l'armée et crève dans d'atroces souffrances, c'est évident ! ... Quoi ? Sérieux ? Bordel.

Bon. J'ai une terrible nouvelle à vous annoncer: hélas, le Mort ( Oh la la c'est drôle ! Cliff est justement mort et je viens d'écrire le mort ! Putain je suis gé-nial ! Un grand avenir s'ouvre à moi ! ) ( ... ) ( Riez aux éclats. ) ( Tout de suite. ) ( Okay je viens vous buter si c'est comme ça. ) dans sa prime jeunesse n'a toujours rien vécu de palpitant, Tonton Stanford n'étant visiblement pas du genre à toucher les fesses des jeunes garçons, et Papa Stanford ne participant visiblement pas à la guerre. Y a pas un seul adulte voulant m'aider à traumatiser ce gamin, c'est de l'acharnement, on m'empêche de faire convenablement mon boulot.

Vous savez, j'ai un peu l'impression qu'on m'a refilé un personnage de merde. Il est où Itachi ? J'veux Itachi moi. Il a massacré son clan, et il a des spirales dans les yeux - des yeux rouges en plus -, il est trop dark. Même sa tenue est dark, avec son vernis et ses longs cheveux de travesti. Quoi qu'il en soit, comme j'ai pas vraiment le choix, je vais poursuivre mon pavé. Oui, je sais que je vous embête avec mes histoires débiles, mais faut bien manger, ma p'tite dame !

Donc, une famille normale - quelle plaie. -, une enfance sans trop d'encombres - remboursez ! -, il nous reste quoi ? Ah, oui, l'adolescence ! Cette merveilleuse période où on devient des gros pervers dégueulasses ne pensant qu'à faire des bisous en dedans des demoiselles avec son zizi ( Sans la censure, ça donne " tringler et faire crier un maximum de pétasses ", mais c'est moins classe et les féministes vont me tomber sur le coin de la gueule. ), je suis pressé de déblatérer là-dessus ! Des histoires de cul, là ça me parle ! Allez, regardons combien de gonzesses il a tiré le british ! Parce qu'il a bien dû profiter de sa prime jeunesse, pas vrai ? Je sais pas ? Pitié ? Non ? Il était sage et concentré sur ses études ? Ah. Bon. Mais il avait au moins une régulière, non ? Non. À la place, il se passionne pour la mécanique. ... Sérieusement ? Il s'éclate plus avec des engrenages qu'avec des filles ? Purée mais il a vraiment une vie chiante ce mec. La preuve, elle est tellement sans intérêts jusque-là que je meuble avec mes états d'âme d'esclave de narrateur. Si c'est pas triste ça.

Hey ! Partez pas ! Promis, ça va bien finir par devenir épique au bout d'un moment ! Je crois. J'espère ? Tiens, on me signale un événement important dans la vie de Mortimer dans la période de ses 17 ans ! Vous voyez, il suffisait d'attendre un peu ! Je me demande c'est quoi ?Attendez, avant ça, il faut visiblement que je lise cette demande de la production que je viens de recevoir. D'après ce que je lis, le fait que je n'ai quasiment pas parlé de la première guerre mondiale qui s'est déroulée dans la période de son enfance vous rend triste et vous voulez en savoir plus.

... Mais... Mais... Qu'est-ce qu'on s'en fout ? Je suis pas là pour jouer aux historiens moi, oh ! Comment ça c'est important d'honorer la mémoire de nos ancêtres ? Bon, okay, je vais vous la faire rapide alors: Il y a des gens, ils sont pas jouasses, alors ils font a guerre, à cause de ça y a des morts, parce que les pan pan, c'est pas super gentil. Plusieurs années plus tard, ça signe des traités de paix et tout le monde est content pendant presque 20 ans. Arrivera une autre baston géante. Fin.

Revenons-en aux choses sérieuses: quel est le moment important dans la vie de Mortie que nous allons lire dans les prochaines lignes ?! J'espère que c'est sa première pipe, qu'on attaque enfin un paragraphe cool, car le porno c'est cool, comme le dark !

- Mortimer, nous avons une annonce importante à te faire, ton père et moi.
- Hum ?
- ... "Papa Stanford" ( Je vais pas donner un nom à un pnj, encore moins un parent, vous m'avez pris pour qui ? ), nous allons... On va...
- Ta mère et moi, nous allons divorcer.

... Bon, bah au moins, ça, c'est dark. À un faible niveau, mais c'est déjà ça. Moi j'aurais plutôt placé le divorce à l'époque de son enfance histoire qu'il garde une blessure, mais je dois être trop salaud à vouloir ruiner la vie de ces pauvres personnages. Bien bien, un divorce donc ! Réaliser nos parents, que l'on pensait voir à jamais ensemble, se séparent, et ce, sans que rien ne vienne nous mettre la puce à l'oreille, c'est pas la joie. J'aime ça ! Mais ils se séparent pour quelles raisons au fait ? C'est la mère qui a cocu son mari, c'est ça ? Hein ? Hein ? Non ? Zut. Le père alors ! Non plus ? Vous commencez à doucement me faire chier avec vos non-clichés. C'est quoi votre raison bidon ? " Ils ne s'aiment plus et préfèrent se séparer à l'amiable sans se tromper l'un l'autre. ", c'est ça votre raison ? Pour de vrai ? C'est un stagiaire qui a écrit ça sur un post-it ou vous vous payez ma tête ?

Le divorce des parents donc, ça veut dire séparation, déménagement, drogue et alcool pour faire passer la douleur qu'est la mort d'une époque, et dévergondage ! Non, je déconne, vous pensez bien, vu qu'on m'empêche de verser dans le drama, il risque pas de tomber dans cette spirale destructrice. Snif.

- 16 heures devant la boulangerie, d'accord ?
- ... Oui. Je pense que ça peut se faire...
- T'as pas intérêt à être en retard !
- Pour quoi tu me dis ça ? Je suis toujours à l'heure.
- À l'heure de TA montre ! Que tu n'as toujours pas réglée !
- J'ai seulement 4 minutes et 18 secondes de retard, c'est pas important...
- On ne fait pas attendre une Lady.
- Soudainement, je suis bien tenté de retarder ma montre d'une dizaine de minutes en plus.
- Espèce de...

Oh. Oh ? Mais... C'EST UNE FILLE !!! Il a un rencard avec une fille ? Pour de vrai ? C'est pas une erreur hein ? Ni une blague ? HOURRA !!! C'est la fête ! Sortez le champagne ! Quoi que... Il y a un piège, c'est ça ? C'est quoi ? En fait c'est un trav ? Elle est malade ? Un ex dangereux ? Un père refusant qu'on touche à sa petite puce d'amour ? Rien de tout ça. Woah. Bon, alors le point le plus important: est-ce qu'ils finissent par s'envoyer en l'air ? OUI ? OMFG. Dans mes bras ! On sort le champagne pour de bon ! Et on termine l'histoire sur cette fin heureuse, yeah !!!

Hum ? Quoi encore ? Vous voulez dire quoi par "on peut pas" ? Il doit. ... Comment ça, il doit mourir ? Mais... Happy end, nichons, du cul du cul du cul, c'est pourtant une fin sublime et émouvante - pour mon pantalon -, c'est quoi ce bullshit voulant qu'il clamse ? J'espère au moins que c'est pour devenir ultra badass après la mort, comme Spawn. Non plus ? Bon, d'accord. Vous me brisez les noix jusqu'au bout vous. Vivement que je trouve un meilleur taff.

Bien, poursuivons donc ce récit merdique, vu qu'on ne m'accorde pas la fin joyeuse - encore des dépressifs élevés à coup de Evangelion. Mortimer donc, qui vu sa gueule de cadavre, avait pas mal de chance pour finalement tomber sur une femelle prête à lui ouvrir les pattes ( Sont-ce les fusils des chiennes de garde que je sens pointé dans ma direction ? ) ( Moi je pointe autre chose vers vous. ) ( Arh arh arh ! ) ( Drôle ! ), continua son petit chemin dans la vie, accompagné par une compagne aimante, bien qu'un poil exubérante et, malheur, plus grande que lui ( Encore un qui a oublié ses épinards et son lait. ),  mais peut-on vraiment parler de malheur quand notre face est pile poil à hauteur de poitrine ? Je dirais que non. Mais à choisir, il est vrai qu'être grand est un plus pour toiser les gens avec mépris, une activité à laquelle je me livre tous les jours pour entretenir ma haine des misérables que vous êtes.

Bref, copulant joyeusement - espérons. - avec sa douce, le Mort devint père de famille ! ( C'est dégueulasse écrit comme ça. ) Youpi tralala pouet pouet, la vie aurait pu être belle si un vilain nabot moustachu n'avait pas soudainement décidé que les blonds aux yeux bleus étaient la race supérieure et que les Juifs avaient tous besoin d'en apprendre plus sur les fours, hélàs dans un autre but que celui de former des pizzaïolos. Par chance, Mortie était juste petit, il n'était donc pas le coupable. En plus, comme il était plutôt gentil à l'époque, ç'aurait été étrange.

Donc, la guerre revint faire des siennes, sûrement parce que la sélection naturelle ne faisait pas assez vite son boulot aux yeux de mon papa d'amour vous savez qui. Non, pas Voldemort, l'autre, celui qui a donné au Svatiska une aura toute autre de celle d'origine, au point que la plupart des couillons hurlent aux Nazisme dès qu'ils voient la garde du Bankai de ce dépressif qu'est Ichigo. Alors que moi, c'est plus le fait que le monde soit sauver par un représentant des poils de carotte qui me choque. Au moins, même si Naruto c'est merdique, le héros est blond, il y a donc un minimum de logique là-dedans, alors qu'un roux... UN ROUX QUOI. Enfin, je digresse, pour changer. Allez, il faut se resituer mes braves !

Mortimer est donc papa, il a une femme, et c'est la guerre, diantre fichtre, j'me demande ce qu'il va se passer ? ( Spoiler: il va crever. ) ( Mais il a les cheveux noirs, c'est donc pas bien grave. ) Va-t-on l'envoyer à la guerre afin qu'il lutte pour son Pays comme un bon petit patriote spécialisé dans le skill chair à canon ? Devra-t-il assouvir ses pulsions loin de sa femme, et pour se faire, virer sa cuti ? Représentera-t-il le diminutif de son prénom une fois au combat ? EST-CE QU'ON VA VOIR DES BOCHES LES TRIPES À L'AIR BORDEL DE ZUT ??? Hélas mes amis, il n'en est rien. Vous voyez, en bon narrateur, je refuse de faire de mon pantin un simulacre de héros. S'il était blond, je dis pas, là il aurait tout défoncé, mais un brun Anglais, voilà quoi, ça ne me motive pas.

... C'est possible de tout refaire avec un Allemand ? Exploiter le fait qu'au fond, c'était des hommes comme les autres qui, manque de bol, se sont fait endoctriner par un vilain petit brun à moustache ? Tout ça ? Non, trop tard ? Chiotte. Reprenons. Donc, oh la la, la guerre c'est pas très très bien - ça a juste permit de faire des bonds de fifou dans la technologie et la science, mais chut. - parce que ça fait de la viande gratos pour les cannibales dans mon genre des morts, et que les morts, ils manquent aux vivants, sauf si ces derniers meurent eux-mêmes quelques secondes après, où pour le coup, t'as pas vraiment le temps de déprimer. Sauf si tu termines au Huis Clos par la suite, là, effectivement, du temps pour bader, tu en auras à la pelle. Un peu comme Mortimer.

Ah mais oui, Mortimer ! Le Huis Clos ! Il faut bien que je vous raconte comment il y est tombé ce nabot, merci de me le rappeler ! Dooonc. Un beau jour moche de Seconde Guerre Mondiale, notre "héros" se retrouva pris dans ce que de nos jours, on nomme "Le Blitz". Mékess kecé donk, tu te demandes la bave aux lèvres ? Eh bien c'était une campagne de bombardement stratégique ! C'est un peu comme avec la pub, mais tu ne te fais pas qu'exploser la vue et les oreilles, noooon, avec le Blitz, tu te fais carrément exploser tout entier ! Avec ta famille, ton chez toi et une bonne partie de ta ville en bonus ! C'est-y pas un programme réjouissant ? C'est tellement réjouissant que votre dévoué serviteur va éviter de raconter tout et n'importe quoi pour la suite ( Enfin, il va essayer, on promet rien. ), si ça c'est pas un cadeau. Non, ne pleurez pas, moi aussi ça va me manquer de ne plus raconter de la merde.

C'est donc dans la nuit du 10 mai 1941, pour être précis, que Mortimer et une bonne partie des habitants de Londres se firent bombarder par les gentils Allemands. Vous allez me dire qu'il aurait quand même pu prendre la poudre d'escampette entre-temps, après tout ça faisait un moment que c'était la fête à la bombe, mais quand on a pas les moyens pour fuir, on préfère en rester à ce que l'on connaît. De plus, bien qu'il ne soit en rien patriote, Mortimer aimait beaucoup cette ville où il avait toujours vécu, ainsi, tout abandonné pour, au mieux, "peut-être" sauver sa peau, ça ne le tentait guère. Il préférait de loin faire ce qu'il pouvait pour aider les gens de son quartier avec les moyens du bord.

Quoi qu'on en pense, ce n'était vraisemblablement pas la bonne solution, ainsi partir se réfugier à la campagne, comme l'avait fait sa femme et son fils, aurait été plus judicieux. Et pour tout vous dire, quand les premières explosions l'extirpèrent de son sommeil, il regretta amèrement son choix. S'il aurait pu se voir exaucer un vœu à cet instant précis, Mortimer n'aurait pas hésité à revenir en arrière afin de passer plus de temps avec sa famille et surtout, rester en vie. Savoir qu'il allait mourir ici, dans sa maison, seul, lui faisait éprouvé maints regrets, mais il était également soulager. Pour quoi, dans une telle situation, être soulagé, allez-vous me demander ? Allons, c'est évident: Mortie préférait de loin savoir les êtres lui étant chers loin de ce chaos plutôt que de les voir mourir avec lui.

Mais en l’occurrence, peu nous importe ses sentiments, le temps à passer sur Terre pour Mortimer était de toutes façons achevé, il était l'heure pour lui de passer de vie à trépas. Ce qu'il avait vécu ne représentait plus rien face à l'impitoyable destin lui étant réservé. Au fond, qu'il soit un homme bon ou mauvais n'était pas important. Tout le monde est égal face à la faucheuse. Elle se fiche bien de votre vécu, elle est là juste là pour cueillir vôtre âme, point barre. Un choc, le vacarme d'une explosion, des cris, le toit s'effondrant, et plus rien. Voilà comment se conclut la vie de Mortimer Stanford.

Finalement, Mortimer était un homme lambda, ni beau ni moche, plutôt intelligent mais loin d'être un génie, sa seule particularité était de ne pas dépasser le mètre 70. Pendant une partie de sa vie, cette petite taille l'avait complexé, mais avec le temps, il s'accepta tel qu'il était et passa outre. Ni cruel ni bienveillant, quand Mortie aidait les autres, c'était par automatisme: son père étant lui-même du genre à proposer son aide à qui le voulait bien, Mortimer avait hérité de cet aspect via l'éducation de son paternel. Quand il blessait quelqu'un, c'était souvent par fierté, quand il aimait une personne, c'était à cause de sa curiosité le menant à en apprendre plus et quand on lui demandait ce qu'il pensait des gens, il ne savait pas trop quoi répondre et retournait à ses horloges et montres, son avis sur le genre humain étant neutre. En bref, Mortimer ne méritait sûrement pas de mourir, mais il faut bien que des gens fassent gonfler les statistiques. Voilà donc à quoi on peut résumer Mortimer: un simple chiffre à ajouter au nombre des morts que la Seconde Guerre Mondiale sema sur son passage. Un anonyme dont on se fiche mais renforçant l'impact des nombres. En fait, Mortimer était à la fois tout et rien, comme le reste du monde.

Et après ? Normalement, on devrait maintenant bifurquer sur sa femme et son fils afin de poursuivre le récit, sauf que comme vous le savez tous, on est ici pour causer de ce qu'il se passe après la mort. L'histoire ne s'arrêtait donc pas là pour Mortimer, qui ne comprenait pas trop ce qu'il foutait dans un endroit qu'il ne connaissait pas, avec une clé de chambre et un compas entre ses mains. Était-il encore en vie ? Ça ne lui semblait pas vraisemblable. Il était bel et bien décédé, c'était un fait. Mais alors où se trouvait-il ? Au Paradis ? En Enfer ? De ce qu'il voyait, ce n'était ni l'un ni l'autre. Le Purgatoire ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Cet endroit lui semblait aussi flou qu pouvait l'être son esprit embrumé. Un hôtel, voilà où il était, à en croire les résidents et garçons voulant bien lui adresser la parole.

Un hôtel, certes , mais pas un hôtel comme les autres. Cet hôtel ne possédait ni fenêtres, ni portes, à se demander comment il était possible d'y entrer. Le Huis Clos, c'était son nom, et visiblement, Mortimer allait y passer une éternité. Si on pourrait être séduit par l'idée, l'anglais ne se doutait pas encore qu'il aurait largement préféré crever pour de bon. Une histoire sans fin n'est en rien aussi plaisant qu'on aimerait bien le croire, et ce même en retrouvant le physique que l'on avait plus jeune. Après tout, le concernant, revenir près d'une décennie en arrière ne lui faisait pas grand chose: quelques kilos, des cernes et une barbe en moins, ce n'était pas le Saint Graal à ses yeux.

Déjà, il ne pouvait pas fermer l’œil, ce qui était éreintant pour les nerfs, mais le pire, c'est que tous les petits plaisirs de la vie ne représentait plus rien en ces lieux. Tout y était au mieux fade, au pire dégueulasse. Seul l'alcool semblait être normal. Un comble pour Mortimer qui n'en supportait tout simplement pas le goût et l'odeur de son vivant. Ici, tout ce qu'il nous reste, ce sont nos souvenirs, enfermés dans un totem dont on ne comprend pas toujours la signification. Pour Mortimer, c'était un compas en bois. Il n'a jamais compris ce que cette babiole pouvait bien représenter pour lui. Il en utilisait bien un pour son travail, mais en toute logique, n'est-ce pas son alliance ou quelque chose de similaire qui aurait dû lui servir de totem ? Il faut croire que non.

Bon, posséder sa mémoire, c'était toujours ça, n'est-ce pas ? C'est ce que se persuada de penser Mortie pendant un bon paquet d'années. Mais au fil du temps, ses souvenirs se faisaient souffrance. Le seul espoir qu'il avait encore n'était qu'un désir égoïste: revoir sa femme, son fils, ou au moins quelqu'un qu'il aimait, juste afin de ne plus être seul. Le fait de penser qu'eux aussi subissent cette éternité moribonde ne lui faisait plus le moindre effet: le bon Mortimer était devenu peu à peu une toute autre personne. Pourtant, durant bien des décennies, il n'avait pas trop changé, restant toujours partant afin d'aider les autres pensionnaires, quand l'envie lui prenait. Mais après un peu plus de 90 ans à errer au Huis Clos, l'espoir n'était plus et Mortimer était psychologiquement à bout. À quoi bon attendre ? Personne ne viendra, il avait perdu ceux qu'il aimait à jamais, c'était l'insupportable vérité qui s'était ancré dans son crâne.

Alors quitte à rester coincé dans cette saloperie d'hôtel, autant ne plus rien ressentir, pas vrai ? Oui, autant tuer le peu qu'il lui restait pour ne plus avoir à regretter, quitte à "vivre" au Huis Clos, pourquoi ne pas perdre sa mémoire afin de ne plus jamais avoir à subir cet enfer qu'était devenu le souvenir des visages de sa femme et de son fils ? Tant pis si c'était lâche, tant pis si ça avait tout l'air d'un suicide, il avait maintenant bien assez vécu, bien trop vécu. Il allait se débarrasser de ses souvenirs et devenir un autre, c'était la seule solution lui restant pour ne pas sombrer. Il allait rejoindre les rangs des Garçons. C'était là sa dernière volonté en tant que Mortimer Stanford...

C'est alors qu'un nouvel individu naquît, un être au pseudonyme ironique, volontairement cynique. Ce nouvel être avait pour nom Cliffhanger, un mot utilisé pour désigner une fin ouverte pleine de suspens. Dans un lieu tel que le Huis Clos où tout est immuable, on peut très clairement voir ce pseudonyme comme un pied de nez envers l'éternel. À moins qu'il ne représente la haine qui s'est peu à peu développée en Mortimer, qui a longtemps attendu de voir la suite... En vain.



When we meet on the other side

Will you recognize me then

Ici, vous devez nous faire connaître votre personnage, l'aspect qu'il dégage, son caractère, ses relations avec les autres ; mais aussi comment il se sent à Huis Clos, quelle est son opinion sur l'Hotel et les Mythes, les liens qu'il conserve lointainement avec sa vie humaine, le sérieux qu'il met à remplir son poste, et la métamorphose de sa psyché depuis qu'il a pris ses fonctions.


DARTH VADER

My friends are gonna be there too.



Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? La drogue mon petit, la drogue.
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Un hélico avec le plein de carburant accompagné de son pilote pour me barrer de ce trou perdu. Owned.
Artiste, couleur et plat préféré : Pedro Suárez-Vértiz, le rose et le cuy chactao. Oui, c'est ironique.
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : Kingdom For A Vasectomie. Ou comment massacrer une chanson.
Une critique constructive sur Huis Clos ? Je ne peux pas être constructif, il y a du SMT en bannière.
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? Son créateur est tout simplement d'alignement Chaotique mauvais.
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Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Mar 16 Juil - 9:34

Bonjour et bienvenue au Huis Clos !
Alors ta fiche est très bien à part le fait que nous avons fermé il y a quelques temps déjà le groupe des Garçons (parce qu'avoir beaucoup de membres du personnel mais pas beaucoup de pensionnaires c'est pas drôle). Du coup, pourras-tu juste adapter les deux derniers paragraphes de ton histoire ? Je pourrai modifier aussi ton pseudo en Mortimer Stanford (ou tout autre nom si tu veux le changer du coup).
Tout le reste est parfait, je repasserai rapidement sur ta fiche pour que ça ne te bloque pas plus. Merci et bon courage !



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Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Mar 16 Juil - 16:56

Bon, après le petit texte de tout à l'heure - que j'ai supprimé vu qu'il ne sert plus  rien, j'en suis venu à la conclusion que ce n'est pas possible de jouer Cliff sans qu'il soit un Garçon. En effet, c'est le choix de le devenir et d'ainsi abandonner ce qu'il était qui fait que Cliffhanger est ce qu'il est: Mortimer n'existe plus.

J'ai bien pensé à lui faire tout simplement abandonner son totem, mais je trouve l'impact bien moins fort: en devenant un Garçon, il faisait certes la même chose, mais il allait ainsi de l'avant, c'était une sorte de résurrection, si je puis dire. Le simple acte d'abandonner ses souvenirs sans rien y gagner en retour n'en ferait qu'une loque vide, ce ne serait donc plus du tout le personnage que je désire jouer. Ça ne m'intéresse pas.

Et comme je suppose que le fait d'avoir créé mon compte - avec l'histoire en tête. - avant que l’interdiction de faire autre chose qu'un pensionnaire n'est pas un argument valable pour qu'il reste tel quel, alors autant archiver cette fiche: je n'ai pas à cœur de ruiner l'essence même de mon personnage juste pour être validé. Autant que j'en invente un autre, qui lui, sera d'office fait dans l'optique d'être un pensionnaire.

En bref, si l'envie est toujours présente, Cliffhanger reviendra le jour où le groupe des Garçons sera de nouveau ouvert. D'ici là, j'ai plus qu'à perdre une seconde soirée à écrire la fiche d'un autre zèbre.



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Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Mar 16 Juil - 18:49

Je comprends tout à fait. On gardera soigneusement ta fiche dans les archives et il te suffira de nous envoyer un mp pour qu'on te valide tout ça.
(Il me semblait que dans ton message précédent tu faisais mention d'un endroit où nous disions que les groupes étaient encore ouverts. Si tu retrouves où, est-ce que tu pourras me faire signe ? J'ai cherché sans trouver et ça éviterait d'autres méprises)
Je te souhaite bon courage pour ton pensionnaire, en espérant que tout ça ne t'a pas trop refroidi. Avec un peu de chance, les groupes ne resteront pas fermés trop longtemps.

edit Oui en fait quand un pensionnaire perd son totem, il devient automatiquement un Garçon. Je ne savais pas si c'était tout à fait clair donc je précise.



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Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Mar 16 Juil - 19:07

Eh ben, heureusement que j'ai abandonné mon idée de juste lui faire perdre son totem, le fait que ça en fasse automatiquement un Garçon et empêche à nouveau sa validation m'aurait frustré à mort. xD

Pour le passage qui m'a fait penser que je pouvais bel et bien en faire un membre du staff, il se trouve sur la F.A.Q, voici le passage en question:

Citation :
Quels groupes sont à privilégier ?
Les pensionnaires, qui sont numériquement supérieurs au personnel.
Ensuite viennent les Garçons.
Et ensuite les Mythes, les moins nombreux.
Pour le moment, vous pouvez faire un personnage de n'importe quel groupe, nous nous gardons le droit d'en fermer un temporairement si d'aventure certains sont en surnombre.

Et comme je n'avais pas vu via le PA que seul les pensionnaires étaient autorisés, ça m'a fait penser que c'était toujours bon. Je suis toujours un peu frustré que ce soit tombé un jour après mon inscription ( Je suis du genre lent, alors sortir ma fiche en moins de 24 heures... Lolilol. ), mais bon, ça va me passer, j'ai de la ressource pour ce qui est de sortir de mon chapeau une multitude de cinglés.

Sur ce, je vais maintenant réfléchir sur un nouveau personnage, en espérant en faire un type intéressant ( Faire un truc nase après Cliff, ça me minerait le moral pour de bon, m'voyez ? 8D ).



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Mort : Vieillesse.

Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Ven 16 Aoû - 23:12

Je te re-souhaite la bienvenue au Huis Clos. Désolée encore pour le délai et je peux toujours supprimer les messages au-dessus pour éviter de polluer ta fiche.
(lol toutes plaintes contre la fonction attribuée seront à adresser au docteur)
(mais c'est quand même de la bonne)
Et comme tu as des soucis d'ordi, prends ton temps pour compléter la fiche, tkt on est top cools !!

huis clos hôtel
vous avez émis le souhait de rejoindre le personnel de notre hôtel et nous vous en sommes gré.
après discussion avec les ressources humaines, nous avons décidé de faire suite à votre demande. votre profil nous intéresse, et nous serions honorés d'avoir l'occasion de vous compter dans notre équipe.

en raison des besoins actuels de l'hôtel et de vos capacités, vous serez affecté à nourrice.
nous espérons que vous prendrez votre travail à coeur et vous accommoderez de votre nouvelle position.

les modalités d'embauche vous ayant été communiquées au préalable, la prise de position prendra effet immédiatement. votre totem doit être remis à la drh sous peu, afin de rendre votre nomination effective.
vous pourrez ensuite vaquer à votre occupation avec le zèle que nous attendons de vous.

nous désirons que vous vous sentiez à votre place dans le personnel et que vous trouviez dans le statut de garçon tout le prestige qu'il y a à travailler dans un établissement de notre réputation. nous ne doutons pas que notre collaboration soit fructueuse.
le reste de l'équipe se joint à moi pour vous souhaiter la bienvenue dans nos rangs.

sincèrement,
la direction.



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oh jennifer tell me where i stand.
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Totem : Donné en pâture.

Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
  Sam 17 Aoû - 11:16

Omfg. Nourrice. Vous devez en vouloir aux enfants pour leur coller Cliff sur le dos. Je pensais à un job en rapport avec la mécanique, mais vu comment c'est wtf, j'aime ! 8D ( Par contre, Cliff vous déteste. ) ( Et dit que c'est un job de femme, il a pas les boobs pour. )

Pour les messages précédents, je suis pour aérer la fiche, ça fera plus propre. Et merci de me laisser du temps, car pour dire à quel point mon pc déconne, j'ai voulu corriger il y a peu quelques fautes et tournures de phrases en mode sans échec, eh bien ça n'a pas empêché mon ordi de planter. Ou comment tout perdre alors que je voulais enregistrer ce qui était déjà corrigé après avoir rectifié la ligne dont je m'occupais. :foreveralone:



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Message  Sujet: Re: Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.
 

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Cliffhanger - I'm sick and tired and I just can't wait no more.

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