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 libre • tes calculs mantelés

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admin • the eyes of mars
admin • the eyes of mars

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Messages : 80
Mort : Noyade.

Message  Sujet: libre • tes calculs mantelés
  Ven 16 Aoû - 21:40

j'ai pas compté,
j'escomptais
Jennifer n’a pas besoin d’ouvrir les yeux pour voir l’horloge, coincée dans sa tête à l’évidence même. Elle trône en plein milieu du mur de son cerveau, là où elle peut le mieux la voir de son siège à la réception. Quand elle s’assied sur le fauteuil, elle s’enfonce profondément dans le cuir, presque au ras du sol, c’est un peu comme se rabaisser. Jenny est trop disciplinée pour apprécier ça. Elle ferme les yeux et elle fixe la trotteuse qui marque les secondes. Il est cinq heures et sept minutes. Elle n’a pas besoin de le savoir pour en être sûre. Au Huis Clos, peu importe le temps qui s’écoule entre chacun de ses passages, il est toujours cinq heures quand elle vient s’asseoir à la réception. Et puisque le temps lui-même n’a plus de sens, il sera celui qu’elle voudra.
Il était cinq heures quand elle rentrait et il était toujours là. C’est pour cela qu’elle n’a pas besoin de le savoir pour être sûre qu’il sera cinq heures quand il arrivera, et qu’elle sera là.
Jennifer compte le temps.
Jennifer réinvente les heures, qui ne sont plus que le décompte des heures avant laquelle il reviendra. Elle crée un nouveau système de mesure, une nouvelle échelle des durées, dans le référentiel infernal tout est plus abstrait. En l’absence d’aide, elle doit tout faire toute seule, alors elle compte. Et parfois elle s’y perd, et il faut recommencer. Il faut tout recompter. Jennifer n’a jamais su faire que cela.

Alors elle compte, il n’y a que ça qui compte, le nombre de coups que celle d’en face frappe du pied, le nombre de fois où la sonnette appelle un Garçon, le nombre de fois où l’un d’entre eux vient, le nombre de personnes dans la pièce et le nombre de nouveaux arrivant. Les chiffres se suivent et se mélangent ; ils existent par eux-mêmes. Jennifer n’a plus le temps de penser, ses mains pressées sur son ventre. Elle compte ses respirations, mais elle ne comprend plus vraiment à quoi elles servent. Il n’y a plus que des nombres dans sa tête et ce n’est pas avec ça qu’elle pourra trouver.

Elle ralentit le tempo ; elle compte les plis sur le tapis.
Puis les craquelures sur le mur. Elle accélère le rythme.
Elle compte les fissures au plafond.
Elle compte les gens, elle compte leurs yeux, elle compte leurs cheveux ; elle compte les mouches mais il n’y en a pas, les nuages, il n’y en a pas non plus, les fenêtres, n’en parlons pas ; elle compte le temps qui s’effondre dans un sablier sans fond, quatre cent cinquante-huit mille cent trente-huit quatre cent cinquante-huit mille trente-huit
Et on lui marche sur le pied.

Jennifer s’interrompt ;
Elle lève la tête sans pouvoir même être furieuse tant son sang se glace

« Excusez-moi, »
c’est un réflexe, c’est sorti trop vite.

Jennifer a perdu le compte.
mais une erreur de taille s'est glissée ;
j'y suis restée



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Messages : 4
Mort : Mort lors de l'explosion de la centrale nucléaire qu'il visitait.
Fonction : Animateur

Message  Sujet: Re: libre • tes calculs mantelés
  Dim 18 Aoû - 13:28

Le species de l'instant était fabulous. Je me trouvais entre l'apogée et un tir de fléchette in your mother fucking face. Mais c'était ainsi que se déroulait mon jour et ma nuit and my winter. Alors je marchais on the road, un couloir, un autre, comme des lamas qui cherchent l'eau dans le désert. Je venais de finir une séance d'animation avec a little band of childrens décédés et je jugeais que c'était bon. Oui toutes les cordes de mon âme trottaient dans le bon sens. De façon subliminale, my body se dirigea de lui-même là où tout avait commencé. Cet hotel était a giant tree dont les branches, c'était toi, c'était moi, mais jamais pareil. J'étais la feuille, j'étais la branche, mais le fruit restait so scandeless. Du coup, je marchais et je retrouvais le tronc, the first room. J'ai eu envie de boire, mais drink is so difficult without water, et je n'avais pas soif. Alors j'ai regardé. J'ai vu un nouveau man in the place. Avait-il un spirit aware ? Oui ? Non, maybe. I don't know, can you repeat the question ?

Je repris ma route, comme vers un pénitencier qui bientôt va se fermer. On the road of Memphis tel a man qui boit une canette, mais qui l'apprécie avec son sucre, sa matière, son spirit, mais pas l'urine du rat. Car elle est sale, et quand tu bois, tu veux boire du propre, mais le sale se cache like a thief, et c'est pas bon. Alors je marchais dans la pièce. Des ronds, des arabesques, mes pieds c'étaient Léonard De Vinci, mais sans l'alchimie tu vois, car un pied, ça fait des ongles, pas de l'or. Et les pieds ça s'emboîte mal, alors y'a eu un truc devant, j'ai pas regardé, mes yeux étaient on the sky, et crac, skwak, my boots touch your feet. C'est comme s'enfoncer dans la boue mais sans le mou et le mouillé, une boue qui change de spirit. Le pied devait être relié à la jambe, la jambe à un corps, le corps à someone, car le pied a parlé. Mais pas comme un pied, car un pied ça marche tu vois, non, il a parlé comme un personne.

"Excusez-moi".

Yes, the feet say scuse me. Alors j'ai regardé la jambe, and the body, the people. Et j'ai souri. Le smile, ça apporte toujours un good feeling entre toi et l'autre, car c'est une agression gentille, pas comme an american man quand il veut destroy the japan. Je pouvais faire qu'un truc so gentleman, alors j'ai répondu :

"It's nothing, so jolie rose, depuis longtemps tu pousses ici ? "

La poésie est une forme d'awareness qui est injectée dans le discours comme un shoot, mais la drogue c'est mal, les mots c'est bien. Alors je lui ai tendu la main, this girl is a princess in distress, et le sol, c'est pas mieux qu'un pois dans un lit, et je voulais help him à se lever, tu vois ?

" Tu es perdue ? You don't found the good place ? Ou l'allez et le retour, ça t'as donné comme un nouveau but, une nouvelle existence, plus exciting ? "



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libre • tes calculs mantelés

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