AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Deid Mann

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


avatar


Messages : 59
Mort : Douloureuse.
Fonction : Je te sublime laggle avec mon pinceau jutsu.
Totem : UNE FRITE MDR LOL j'en n'ai pas.

Message  Sujet: Deid Mann
  Mar 14 Mai - 16:02

Deid Mann.

I've died a hundred times

PSEUDONYME : Andy.
NOMS : Andrew, Mann. Pfuahaha.
PAYS : La terre des hommes libres.
OCCUPATION : On ne devient pas Artiste, on naît artiste, ta râce.
VIE : 29/05/1947 — 03/01/1975, Amérique, Londres.
MORT : C’était comme de la térébenthine mais en pâte à dent, directe dans les poumons.
ÂGES : 28 Ans
ANCIENNETÉ : Une dizaine d’année mais l’Artiste passe au travers des âges.
ANCIEN TOTEM : Un sachet de ketchup fraîcheur.
EMPLOI : Décorateur d’intérieure.



Please allow me to introduce myself

I'm a man of wealth and taste




Andy est un artiste raté. Il pue. Il ne sait pas faire de l'Art. Parce qu'il a extrêmement mauvais goût. MAIS. Ses attentes payes, parce qu'il est aussi bardé de volonté que de sauce de fast-food. Une arme de destruction massive, donc.


Every single one's got a story to tell

From the queen of England to the hounds of Hell

Il manquait comme une odeur, au Huis Clos, une absence de fragrance âcre-douce, flottante, rance. Une odeur d’atelier, de peinture fraîche et de liant. Une odeur de pigments, de jaune d’œuf cru et d’huile. Une odeur d’Art.
La première épreuve qu’Andrew du affronter lors de son arrivé au Huis Clos fut l’éminence grisâtre qui lui indiquait formellement que personne dans le coin ne partageait ses goûts esthétiques. En se plantant devant le mur, il s’interrogea longuement. Très longuement. Et cela le ramena longtemps en arrière.

- LA RANCUNE DE L’HUMANITÉ, L’EXPERTISE DU CAPITALISME ÉXARCÉRBÉ COUVRIRA CETTE TOILE DE SES PIRES DÉCHETS HUMAINS ! JE T’ABJURE Ô VÉNÉNEUX HOSPICE DE DISPARAÎTRE SOUS LA MOULURE INFÂME DE MON APOCALYPSE ! »
- Le texte c’est vraiment obligatoire ? »
- Je transperce la toile de mes sentiments outragés. Laisse tomber, tu peux pas comprendre la grandeur de mon œuvre. » Andrew jeta négligemment sur l’amas sirupeux qui couvrait déjà sa toile un nouveau jet de mayonnaise. Du haut de son mépris Artistique, il dédaigna princièrement le regard dubitatif jeté dans sa direction et s’acharna à tracer dans la matière un motif kabbalistique qu’il avait aperçut un jour dans un science et vie sur les symboles.
- Non mais parce qu’en fait, l’expertise du capitalisme tu vois, si tu le regardes dans le bon sens, en fait ça veut rien dire. »
- Ta gueule, Joey. La vérité, c’est que ton âme est trop terre à terre pour saisir mon concept créatif. Je te prierai de bien vouloir retourner t’occuper de tes vaches, mon talent se passe de tes commentaires de rageux. »

On abdiquait. Andrew n’était bon qu’à peindre, coudre, façonner la matière avec un mauvais goût existentiel. En somme, il n’était bon à rien, et on le laissa un certains temps s’amuser comme un enfant dans un bac à sable, inhaler des vapeurs d’essence en se disant qu’ainsi, on pourrait excuser ses écarts. Toutefois. Si Andrew était bizarre. Parce qu’il l’était. Il ne manquait cependant pas d’une certaine intelligence, et surtout, d’ambition. Un petit grain de folie infernale qui, bien que fort mal éclot, s’épanouissait dans son cerveau troublé par un but décadent et approximatif qui le poussait à envisager le pire pour le meilleur.

Ainsi, Andrew Mann fixa la pleine infinie de son Arizona natale, enfourcha sa belle jument pommelé Ready-Made et chevaucha vaillamment jusqu’à l’aéroport le plus proche ou il acheta le premier billet en direction de Londres.
Ou plus exactement, il se plia aux bons vouloirs de ses partenaires, accepta de laisser ses collages rébarbatifs dignes d’une mosaïque de métro de la Madeleine pour plus tard, et se plia aux exigences paternelles en faisant miroiter une solide reconversion dans le monde tu travail – du vrai travail-. En échange de quoi, on lui donna de l’argent, qu’il stocka avec patience sous son matelas couvert de tâches de peintures, et enfin, lorsque son manège de hamster prévoyant fut suffisamment avancé, il déterra son pactole, l’enfoui dans son sac à dos qu’il bourra lui même d’un éventail d’outils infâmes, se tapa un long trajet en bus et prit l’avion pour Londres sans demander son reste. Par la vitre, on pu même le voir adresser un vaillant doigt d’honneur à sa contrée qui, de tout temps et de toute espèce, n’avait jamais rien compris à son talent.

Andrew trouva Londres très jolie, et il sentie s’ouvrir comme un flot de bonté et de bienveillance vis à vis de son savoir faire Artistique meurtrit par des années de tacles jaloux. Fi du sable de ses contrés perdues, fi du devoir commercial et de la tradition père/fils, il était résolu à ne plus jamais se retourner et laisser quelqu’un d’autre reprendre les foisonnants profits de l’affaire familiale « vaches joyeuses et tourtes à l’oignon ». Il se trouva un job à mi temps au sein d’une étrange corporation asiatique où il vendit boissons gerbatives et sandwichs étranges. Le reste du temps, il s’inscrivit à l’université, se dénicha une collocation, et fit de sa chambre le tragique laboratoire de ses expérimentations douteuses. Un jour, bourré au mojito concentré, il oublia d’ouvrir la fenêtre et vomi contre le mur. En nettoyant, il trouva le motif intéressant, chassa l’odeur qui de toutes façons se faisait déjà marcher dessus par les mélanges hardcore de sa créativité, et réinterpréta le motif grâce à un mélange de peinture verte, marron, de craies et de coquillettes pilées.

Andrew bouda la fac, parce qu’elle ne comprenait pas non plus son talent. Il chercha des galeries, arpentant les rues de Londres, son carton à dessin format grand aigle coincé sous le bras (et muni d’un inventif système de suspension à l’épaule pour éviter de le faire traîner par terre ), telle une ombre charriant l’odeur de l’amertume et de l’échec. Loin de se laisser abattre, il apparut rapidement au jeune Artiste prodige qu’il n’y avait d’autres moyens de faire valoir son Art que de l’imposer.

- Non mais je suis totalement dépassé par les sélections conformistes des galeries ces derniers temps. Ça refoule le vieux et le moche, ils se chient dessus devant l’innovation ! »
- Oui tandis que toi… »
- EXACTEMENT ! J’ai la productivité sensorielle en moi, je sens le beau, attend, je peux faire de l’Art avec du papier cul si on m’en donne l’occasion ! »
- Oui d’ailleurs, à propos de papier cul, c’est quoi exactement ? »
- C’est abstrait, l’important, c’est ce que tu y vois. Là j’ai mis une tête de Barbie décapitée pour renforcer le dramatique de l’informe, tu vois. Ça fait peur. »
- Et l’odeur fait partie du truc ? c’est pour renforcer l’ambiance ? »
- Ha nan ça c’est à cause du gratin. »
- Ha ben faudrait aller éteindre le four. »
- Pas la peine, je l'ai déjà mis là-dedans. »

Un jour, Andrew n’eut plus d’argent. Bien qu’il lui arriva de crier assez fort sur un passant, de le convaincre assez vertement que « VOUS VERREZ CE SOCLE REPRÉSENTATIF DE LA MATIÈRE FÉCALE DU MONDE fera très bien dans votre salon. », il gagnait peu d’argent et encore si peu que son propriétaire l’éjecta (en fait ça faisait parti d’un processus hurlements expérimentaux à la peinture jaune vers trois heures du matin/graffitis obscènes et dérangés sur le crépis/ trous dans la moquette/ giclées de peinture et de gratin mélangés au plafond) qui manquèrent d’atomiser la propriétaire, qu’Andrew jugeait « aussi réceptif qu’une moule par temps de haute chaleur» et qui l’expédia gentiment sur le trottoir, marqué d’une hystérie profonde. Il apprit par la suite qu’elle avait tenté de se suicider en ingérant une sorte de baguette piquée de poils qu’elle avait retrouvé dans son lit, et qui appartenait visiblement à l’Artiste.
C’est ainsi qu’Andrew déménagea dans un squatte. Sa pratique de l’Art très personnelle, presque détachée de toute référence et uniquement alimenté par son mauvais goût intrinsèque, se fondirent dans le décor aussi sûrement qu’un pâté sur du pain de campagne. Il trouva toujours des jaloux pour critiquer, de la saleté et de la poussière, mais ici au moins, personne ne lui hurlait dessus lorsqu’il trouvait convenable à certaines heures de marquer son territoire en peignant rageusement sur le mur « ART IS A PAIN LIKE YOUR MAMMA ». Ici, ça faisait très joli dans l’entrée.

Toutefois Andrew n’était toujours pas satisfait. Il errait dans la ville, constatait les références, se heurtait à une incompréhension destructrice qui lui soufflait comme une psalmodie craintive « pourquoi eux et pas moi ? » Et un jour, lassé de l’injustice du monde, dégoûté de ses trop nombreux échecs, Andrew vendit sa dernière œuvres, investit dans une décalogie de tubes de dentifrices Elmex, d’une bouteille de vodka, s’enferma dans la salle de bain et ingéra la panoplie en gravant dans la pierre du mur un dernier pamphlet accusateur contre tout ces connards « cultivés comme ma couille droite. »

Ce fut sa dernière œuvre.


When we meet on the other side

Will you recognize me then



Il y a un commencent à tout. D’abord, Andrew mourut, ensuite, il entra au Huis Clos, enfin il prit connaissance des lacunes évidentes qu’entretenaient les étranges habitants de cette non moins étrange communauté en ce qui concernait le bon goût, et bien entendu, la mise en évidence de ce bon goût tartiné partout sur les murs et dans l’espace. Car selon Andrew, lorsqu’on sait crée le beau, on en profite pour le montrer. Il s’agit de sublimer la vie par l’apport conséquent d’une valeur ajoutée à n’importe quel objet, si possible par le biais d’une matérialité dénué de toute finalité propre. Bon, le design à la limite, mais tout de même. De fait, après avoir cherché sa chambre quelques temps – notez que le décor environnant le choquait si profondément qu’il s’en désintéressa rapidement – il abandonna sa clef au fond de sa poche pour l’éternité et entreprit de s’adresser à un éminent responsable pour se plaindre de l’horrible couleur des murs, de la monotonie assumée de la décoration, et de l’évidente irresponsabilité du type qui s’en était chargé. Il était convaincu de convaincre que lui, Andrew Mann, pourrait faire mieux.

Beaucoup mieux.

Seulement voilà. On l’avait pourtant prévenu, quand on entre en enfer, il ne faut jamais regarder en arrière. C’était par une douce journée exactement comme toutes les autres au Huis Clos, Andrew s’empiffrait de mandarines en pestant avidement contre le goût de poussière et de moisie qu’il avait dans la bouche, sirotant de la vodka pour faire passer l’agrume. Il se pencha sur son passé, et découvrit avec une implacabilité stoïque ce qu’il était advenue de ses œuvres après sa mort tragique et absolument revendiquée.

Andrew avala de travers et recracha par le nez. Ça lui fit mal, mais sans doute moins que la triste vérité qui s’étalait sous ses yeux, tel un judicieux doigt d’honneur pointé dans sa direction.

- Huit mille six cent cinquante dollards ! » S’écria Andrew en trébuchant.

Il ne le digéra jamais. Ce retournement de situation si injuste, cette traduction de l’imbécillité des hommes, qui jugeaient soudainement, après une mort consumée et inutile, une vie triste ponctuée de batailles perdues d’avances, que son talent valait quelques pièces de cuivres. De mépris, Andrew jeta sa dernière mandarine par terre et l’écrasa d’un pied vengeur. Ça ne le calma pas. Il prit donc la décision de errer dans les couloirs, les mains enfoncés dans les poches, les lunettes scotchées au nez. Il décida de renier l’Art, de lui chier à la gueule, de lui mettre un balais dans le… Il décida de ne plus être un Artiste.

Un autre combat perdu, il le savait, puisqu’on ne choisit pas de l’être.

Andrew se résigna malgré tout, cessa de s’extasier, cracha par terre et chercha l’attention. Il ne fit plus de propositions démesurées pour repeindre le fumoir ou construire une montre molle géante en peau de chamois au Denfer. Il devint grognon, s’intéressa à ses baskets et tua au lieu de pardonner. Bref, Andrew devint si chiant, si triste, et si hypocrite –parce qu’il continuait tout de même de badigeonner n’importe quoi avec n’importe quoi quand personne ne le regardait faire- qu’on fini par le prendre en pitié et, pour alléger sa peine, lui proposer un rôle de garçon.

- C’est quoi encore cette merde ? J’ai une tronche à te proposer une quiche en terrasse ? » Furent les premières paroles d’Andrew, puis on lui expliqua patiemment qu’il s’agissait plutôt d’une réhabilitation de son ancienne passion, les termes «Artiste Officiel » éveillèrent en lui de douces promesses « Voilà qui change tout. » Ainsi rendit-il son totem.

Depuis, Andy a retrouvé son talent inné pour le badigeon impitoyable, l’accumulation de déchets hétéroclites et semble totalement avoir oublié son court périple dépressif. De toutes façons, quand on est artiste, c’est normal d’être torturé, affirme t-il lorsqu’on à l’audace de venir lui glisser à l’oreille qu’au fond il avait juste besoins qu’on reconnaisse ses capacités.

Loin de se douter du stratagème blindé de pitié qui se trame derrière son dos, anciennement Andrew, fraîchement Andy, s’implique à cent pour cent dans sa tâche, considère Huis Clos comme un ineffable terrain d’expérimentation et ne s’est jamais senti aussi bien. Il est prêt à se mettre en quatre pour re-décorer la chambre ou la garde robe d’absolument n’importe qui – Andy est un créateur polyvalent- et exploite absolument toutes les brèches qu’on lui laisse ouvertes.

Absolument toutes.


OBJECTION !!

My friends are gonna be there too.






Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? Il est tombé dans mon bobba.
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Un chat mort, une pompe à vélo, un parachute.
Artiste/groupe, couleur et plat préférés : Dieu, je n’aime pas une couleur, j’aime une gamme chromatique, le sandwich au bœuf avec des carottes dedans.
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : La Vasectomie à charge qui m’aimait.
Une critique constructive sur Huis Clos ? Tu te calme ou je te calme.
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? Parce qu’on ne pardonne plus, on tue.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

admin • la colombe de la paix
admin • la colombe de la paix

avatar


Messages : 39

Message  Sujet: Re: Deid Mann
  Mer 15 Mai - 21:04

Juste, merci pour cette fiche, pour ce moment de joie, pour ce Andy que tu as sublimé.

je vais faire livrer de l'eau à manger chez toi. et puis je te fais la bise aussi, soyons fous.

Je te valide (wah t'es la première fiche que je valide de ma vie, sens-toi cool !)

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Deid Mann

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: garçon ! :: Registre :: Âmes-