AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Alexander, Wolf, sale cabot.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


avatar


Messages : 7
Mort : Lancer de bouteille.
Totem : Cache-oeil.

Message  Sujet: Alexander, Wolf, sale cabot.
  Mar 14 Mai - 21:19

Woof
Woof
NOMS : Alexander Wolf
PAYS : Angleterre
OCCUPATION : Non.
VIE : (1/1/1875 — 11/11/1900)
MORT : Lancer de bouteille.
ÂGES : Vingt-cinq ans.
ANCIENNETÉ : Un siècle.
TOTEM : Cache-oeil.
JUGEMENT DERNIER : Damné.


Please please please let me get
what I want this time
On l'appelle parfois Wolf, on l'appelle clébard, on l'appelle crétin, on le traite de bizut, on le surnomme de mille sobriquets, on le ridiculise de mille insultes. Un véritable armada de qualifications entourent le chien, le définissent. Parfois vous lui demanderez son véritable nom, il vous regardera avec de grands yeux atterrés, il va paniquer, presque pleurer, puis après un subit et grandiose effort il vous répondra un titanesque « ALEXANDER WOLF ».
Mais parfois il n'arrive pas à se souvenir ou répond faux et il faut que quelqu'un vienne le dire pour lui. Il oublie, il oublie beaucoup, il a beaucoup oublié.

On méprise cet imbécile, on le regarde de haut, lui et ses faux airs de grande gueule, ses larges gestes, ses provocations idiotes, son inculture, sa misère. Il cherche continuellement quelque chose, il le cherche désespérément mais il a depuis longtemps oublié ce que c'était. Mais il continue de chercher, à vous demander « Vous ne l'auriez pas vu ? » et vous lui répond des idioties pour rire un peu.

Alexander Wolf n'est pas à l'hôtel, ici vous n'avez qu'un simulacre d'Alexandre, un petit bout hurlant et démuni qui compense le vide par un gargantuesque cri d'existence, un appel défiguré à la reconnaissance. La supplique d'un insupportable, bruyant, encombrant fantôme roux.
J'ai constaté que même un silence de toi
Pouvait pousser mon rire à mourir
Dès son plus jeune âge, Alexander était un imbécile. Il était maladroit et pas vraiment futé, trop gentil pour son propre bien, il fallait toujours venir le chercher au beau milieu d'embrouilles monstrueuses dont il sortait blessé, ruiné, ridiculisé mais heureux d'avoir rendu service. C'était un ange ce garçon, toujours prêt à aider, particulièrement doué pour les tâches ménagères et toutes ces choses inutiles que ces héros de bac à sables savent faire.
Et puis un jour on a dit à petit Alex que c'était fini de faire plaisir aux grands-mères et aux enfants, qu'il fallait commencer à vivre, à être utile bon sang de bonsoir ! On a bien essayé de le faire travailler ce grand dadais, fils d'une famille de petite bourgeoisie il aurait pu avoir un véritable travail, mais il semblait rater tout ce qu'il entreprenait. Toujours, il se retrouvait dans des situations absurdes où il avait essayé d'aider quelqu'un. Car Alexander est mauvais juge, très mauvaise juge, il se retrouve à aider ceux qu'il ne faut pas. Il est con Alex, c'est pas sa faute, c'est pas sa faute.
Alex était alors très discret, voire fantomatique. Il te regardait en silence avec toute la bonté du monde et rien ne pouvait toucher cette inébranlable naïveté, comme s'il avait juré de ne jamais, jamais voir la laideur du monde.

Il s'est déréglé en quittant le cocon familial qui n'en pouvait plus de sa faiblesse, de sa lâcheté, de sa dépendance. Il est arrivé en ville, seul et sans le sou, absolument diminué, complètement perdu. Son destin tourna lorsqu'un petit bandit de ruelle sombre essaya de lui prendre son argent, qu'il n'avait pas. Le bandit s'appelait John Smith, en tout cas c'est ce qu'il lui dit, et ce John se retrouva époustouflé face à cet enfant diminué. Alors il lui sourit, le sourire de pitié que l'on réserve aux débiles mentaux et après lui avoir réquisitionné son manteau décida de l'héberger.
John Smith était diablement beau, c'était un enfer de charisme, une abomination que ce sourire léger qui survolait son visage de démon. Alexander, cet adolescent perdu, cette vierge innocente et inconsciente, cet enfant qui n'avait jamais vu d'intérêt chez les femmes, tomba en pâmoison de cet homme hypnotisant. Avec un sourire béas il se jeta à ses pieds, lui pria de l'ordonner, se perdit dans la beauté de ses yeux et lui offrit tout ce qu'il pouvait offrir.
John ne toucha jamais Alexander, il ne touchait pas aux débiles disait-il, et Alexander ne voulu jamais être touché, ou il n'arriva jamais à appréhender l'idée d'être touché par John. Alexander possédait l'homme de sa vie de manière bien plus perverse : il lui devint absolument indispensable. A chaque pas de John Alexander était là, il réagissait à chaque désir que son dieu suggérait même inconsciemment, le sauvait de toute situation. Il était diablement heureux le gamin roux, il savait qu'il avait enfin quelque chose qui lui appartenait à lui et à lui seul. Et lorsque John le regardait, lui souriait et lui disait quelque chose d'agréable il avait l'impression de mourir tant son bonheur était parfait.

Alexander Wolf est mort comme il a vécu : en faisant une connerie pour servir un imbécile. Il devait aider John à braquer un bar, y a rien de plus simple que de braquer un bar, surtout aussi désert et perdu que celui-là. Il se débrouilla plutôt bien au début, avec ses longs cheveux roux, son sourire carnassier, son cache-oeil il faisait bien peur le niais. John lui avait appris à faire peur aux gens. Mais bon, le fait était que Alexander était borgne depuis le jour où il s'était mangé les escaliers de leur immeuble en rattrapant un enfant imbécile et bien sûr, il avait fallu que le miraculé bambin laisse échapper le chat sauvage qu'il tenait entre ses bras qui, fou de rage et de peur, attaqua son sauveur et lui prit son œil droit. Bref, revenons au gentil braquage de bar de Alexander, cet imbécile borgne qui fichait la peur de leur vie à cette bande d'ivrognes, sauf un. Pas parce qu'il était plus intelligent ou plus courageux que les autres, non, il était juste plus bourré et visiblement fasciné par la chevelure flamboyante de l'homme étrange au pistolet. Dans un éclat d'hilarité il lança tout simplement une bouteille sur le garçon, pile dans l'angle mort de celui-ci, une sublime bouteille en verre qui alla se fracasser sur son crâne.
Alexander ne comprit pas pourquoi il mourait, aujourd'hui encore il n'a aucune idée de la cause de sa mort. Mais il sentit qu'il allait mourir. Alexandre était certes imbécile, mais il savait reconnaître sa mort quand elle venait à lui.Dès que cette idée s'imposa à son esprit, il regarda John. Il le regarda avec tout l'amour, la dévotion, la fascination dont il était capable. Alexander était croyant, il avait la religion des imbéciles, celle qu'on tête au biberon sans savoir et qu'on recrache sans comprendre. Il croyait à la vie après la mort, et il croyait que sa vie avait nécessairement besoin de la présence de cet homme.
Il n'hésita pas. Pour la première fois de sa vie peut-être, Alexander fit un acte parfaitement égoïste qui lui vint à l'esprit par sa pensée propre. Il tira sur John avec la simplicité de l'évidence, avec un amour inconditionnel ancré dans le regard.
Into this world we're thrown
Like a dog without a bone
Il y a un chien errant dans le Huis Clos, un chien qui parle trop et trop vite, tu sais pas trop ce que c'est au début, il ne semble pas avoir de nom. Autour de toi on ne le traite que de sobriquets, parfois une âme généreuse l'appelle Wolf, personne ne l'a jamais appelé par son prénom, de toute manière il ne se retournerait plus. Mais c'est quoi ça Wolf ? C'est quoi ce mec ? Il semble avoir tout oublié ce con, absolument tout, et il est aussi timbré que les Garçons, quand on lui pose des questions on dirait qu'il est ici depuis toujours. Mais non, le chien est un pensionnaire, il n'est pas assez débrouillard pour qu'on en veuille comme Garçon, et il tient trop à ses souvenirs perdus pour en laisser échapper une miette.

Certains ont pu voir la lente dégradation de la mémoire du cabot. Au début tout ce qu'il semblait pouvoir dire était un nom : « John ». Il le cherchait avec un tel désespoir, une telle frénésie, que certains ont même pensé à l'aider avant de s'en lasser. D'autres devaient l'écouter parler pendant des heures de cet homme qu'il avait adoré.
Aujourd'hui John n'est plus qu'un mot sans sens, « Où est-il ? » une litanie, sa quête une habitude malsaine. De sa vie, il ne se souvient que de cet amour inconditionnel et de la sublime satisfaction d'être entièrement dévoué à quelqu'un. Alors le chien cherche, il vous cherche, il te cherche, toi, qui peut-être deviendra son maître, qui peut-être le rendra de nouveau vivant. Il s'en moque que tu l'aimes ou non, il faut juste que tu sois là à certifier son existence par ton regard, quelque insulte, la moindre attention.

Si au cours de sa vie, Alexander Wolf était assez inutile et maladroit, il le devint davantage encore dans sa mort. Fondamentalement lâche et inoffensif, il a gagné en ridicule dans ses pitoyables tentatives d'effrayer les autres ou du moins de les choquer. Affligeant d'inculture, il a du mal à déchiffrer les insultes qui apparaissent sur son propre collier. Il ne comprend ni l'art ni les concepts, le bien et le mal lui sont étrangers, et si vous parlez trop longtemps de manière trop sérieuse, ne vous étonnez pas s'il s'endort sur place. Et comme si cela ne suffisait pas, il est tout simplement incapable de prendre une véritable décision par lui-même, peser le pour et le contre est tout simplement au dessus de ses forces : il réagit brutalement à toute pulsion de son instinct tel le chien sans maître qu'il est, se réfugiant naïvement derrière toute représentation d'autorité, respectable ou non.
Fais attention au cabot, fais bien attention à lui. Il est con mais sa technique est rodée. Si tu ne fais pas attention, il va s'immiscer dans ta vie et va en faire partie, tu arrêteras d'y prêter grande attention et bientôt il fera partie de ta chair, de ton sang, ce sale parasite cherchera désespérément à te posséder de la manière la plus perfide qu'il soit. La dévotion du loup a un goût amer, le goût de la folie, le goût de la dépendance.

« Hé toi là ! Tu l'aurais pas vu quelque part ? Comment ça qui ? C'est quoi ces questions indiscrètes waaah ? Nan j'te demande si tu sais où il est, c'tout, commence pas à faire chier. Oh mais tu fais quoi là, c'est quoi ça ? J'peux essayer ? C'est grave stylééé ! Hein quoi tu veux pas me le prêter ? Nan mais c'est quoi ce délire, on est mort troufion il est temps d'arrêter d'être radin pigé ? Ahahaha fais pas cette tronche je déconne. P'tain j'ai envie de chier, t'as jamais envie de chier toi ? Mais on peut pas, c'est carrément naze. Ca me fait chier, ahaha... Nan ? Tu rigoles pas ? Hé tu vas où ?! Attends, attends, cours pas mais..... Et bordel. »
Et il reste là comme un con, il se passe la main dans les cheveux, tripote son collier, regarde ses pieds, se mordille la lèvre, pauvre petit chiot abandonné dans un coin. Jusqu'à ce qu'il trouve une nouvelle connerie à faire et s'y précipite avec un large sourire imbécile.
My friends are gonna be there too
I'm on the highway to Hell
Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? Léon le caméléon, aka Isabelle.
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Un livre, un ami, un MP3.
Artiste/groupe, couleur et plat préférés : Red Hot Chili Peppers. Trois questions, une réponse, deal with it.
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : Light my vasectomie.
Une critique constructive sur Huis Clos ? Jean-Paul est Dieu. Vous serez béni.
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? Complot alien.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

admin • the black panther
admin • the black panther

avatar


Messages : 62
Mort : Chute de tonneaux.
Fonction : Psychiatre.

Message  Sujet: Re: Alexander, Wolf, sale cabot.
  Mer 15 Mai - 0:45

Bienvenue en ces lieux monsieur Woof !

Ahh j'aime bien ton pauvre bougre. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir pitié d'Alexander tout au long de l'histoire. Elle est bien menée, et la fin est assez virtuose haha. Léon le caméléon, tu dois être bien cruel pour priver A. de son prénom !!

Je plaisante bien sûr, et je vais d'ailleurs plaisanter plus loin pour te laisser finir en paix.

HUIS CLOS HÔTEL
Bienvenue au Huis Clos.
Nous vous remercions d'avoir choisi de séjourner parmi nous.
Votre totem et votre clef de chambre vous ont été remis. Il vous est recommandé de les garder en votre possession à tout moment. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit de terrestre, il est désormais trop tard.

Après examen de vos actions parmi les vivants, le tribunal a pris la décision de vous damner.
Le motif de votre condamnation est votre dégoûtante servilité et cette lâcheté bien trop crasse pour être canine, car même un chien ne tuerait pas son maître. Cordialement.
Votre châtiment sera un collier pour chien solidement noué à votre cou, sur lequel figure une inscription injurieuse variant toutes les heures. Ne songez même pas à le retirer.

Nous vous encourageons à aller à la rencontre d'autres Pensionnaires, et espérons que leur fréquentation vous sera profitable.
Le personnel de l'Hôtel demeure bien évidemment à votre disposition, et se joint à moi pour vous souhaiter une bonne éternité.

Sincèrement,
La Direction.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Messages : 7
Mort : Lancer de bouteille.
Totem : Cache-oeil.

Message  Sujet: Re: Alexander, Wolf, sale cabot.
  Mer 15 Mai - 9:22

EHEHEH. Ravie que tu l'aimes bien. J'espère qu'il te fera pas trop chier par la suite 8D
ET MERCI POUR LA DAMNATION. Vous êtes parfaits, ça lui va à ravir, comme ça les gens auront un bloc-notes les jours où ils seront en panne d'inspiration pour l'insulter ahaha.

Bref, ma fiche est finie, j'espère que tout est en ordre o/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

admin • l'oeil du faucon
admin • l'oeil du faucon

avatar


Messages : 113
Mort : Vieillesse.

Message  Sujet: Re: Alexander, Wolf, sale cabot.
  Mer 15 Mai - 12:49

Tout est parfait !
N'oublis pas d'aller recenser ton avatar.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



Message  Sujet: Re: Alexander, Wolf, sale cabot.
 

Revenir en haut Aller en bas
 

Alexander, Wolf, sale cabot.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: garçon ! :: Registre :: Âmes-