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 pushing up daisies ; meredith velma buchanan

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Messages : 34
Mort : Par balles.
Totem : La balle qui l'a tuée.

Message  Sujet: pushing up daisies ; meredith velma buchanan
  Mer 15 Mai - 1:33

BUCHANAN MEREDITH

I've died a hundred times

NOMS : Meredith Velma Buchanan, née Fitzgerald.
PAYS : Amérique, belle Amérique lors de ses années dorées.
OCCUPATION : Chanteuse à succès, puis cambrioleuse flamboyante.
VIE : 16/01/1900 à Chicago — 28/09/1930 à New York
MORT : Hémorragie causée par une blessure par balle à l’abdomen.
ÂGES : Elle avait trente ans lors de sa mort, mais n’en paraît que vingt-six tout au plus actuellement.
ANCIENNETÉ : Un bon moment déjà ? Trop longtemps, pas assez peut-être. Bien plus longtemps qu’elle n’a vécu, en tout cas.
TOTEM : La balle qui lui a coûté la vie.
JUGEMENT DERNIER : Damnée.



Please allow me to introduce myself

I'm a man of wealth and taste

“I hope she'll be a fool -- that's the best thing a girl can be in this world, a beautiful little fool.”
― F. Scott Fitzgerald, The Great Gatsby

Meredith est un peu trop de tout, au fond. Trop de tellement de choses qu’au final, elle n’est plus rien. L’excès la bouffe, l’excès l’habite. Et elle se perd.


Every single one's got a story to tell

From the queen of England to the hounds of Hell

1920. The Roaring Twenties. Période d’insouciance pour l’Amérique, expansion et croissance à la clef. L’époque de la prohibition et des soirées de folies, aussi, porteuse de tant de rêves et d’aspirations. Et Meredith Fitzgerald , elle, était en plein dedans. Charmante bourgeoise de toute juste vingt ans, elle était si jolie, charmante. Flamboyante, à l’image de cette crinière rousse qu’elle portait avec une certaine fierté. Fille d’un industriel et d’une chanteuse adulée durant ses jeunes années, elle avait décidé de suivre les pas de sa mère, partageant avec elle, par chance !, une voix des plus délicieuses. Séduisante sirène derrière un micro, elle s’ennuyait pourtant. Pas assez de succès, pas assez de luxe. Pas assez de tout !

Jusqu’à ce qu’elle le rencontre du moins.

Fringuant gaillard un peu plus âgé qu’elle, Marvin Buchanan était ce qui manquait dans son univers de fêtes et d’alcool illégal. Elle lui avait tapé dans l’œil elle le savait. Et, trop au courant de son charme, de son intérêt, elle ne put que le faire courir, le menant par le bout du nez. Se laissant couvrir de cadeaux de la tête aux pieds, tous plus beaux, tous plus chers les uns que les autres. Alors qu’il n’avait en réalité suffit que d’un regard pour qu’il gagne la partie. Seulement, elle aimait tant le faste et luxe, le non nécessaire mais si important. Diamants aux poignets et sourire aux lèvres, elle ne se sentait que plus merveilleuse encore qu’elle ne pensait déjà l’être. Quant à savoir d’où venaient toutes ces merveilles.

C’était un vilain. C’était un voyou.
Un criminel qui ferait tout pour la faire sourire.

Il le lui avoua, oui. Parce qu’elle était tenace et trop curieuse, avec ses grands yeux marrons papillonnant et ses sourires trop charmants. Alors oui, il lui avait avoué, et elle l’avait aimé plus encore qu’auparavant. C’était ça, voilà ! L’excitation et le danger au rendez-vous, la vie de rêve à laquelle elle aspirait depuis longtemps. Elle deviendrait sa comparse, voilà tout. Au début ne lui laissant pas le choix, il finit par céder, encore. Du moins, c’était ainsi qu’elle le voyait. Trop de bien des choses, Meredith faisait tout plier sous son caractère trop chaud, trop étouffant. Et lui alors ? Ah non, elle ne voulait pas l’étouffer. Parce que voyez-vous, elle l’aimait. Un peu, beaucoup. Passionnément, même ! A la folie surement. Oh oui. Trop de folie, d’insouciance.

Les débuts furent compliqués. Maladroits, pas forcément bien organisés. Il leur fallut du temps pour devenir des bons, des grands. Partis de rien ils voulaient avoir tout. Pierre précieuses, perles, fourrures et vêtements, liasses de billet et vieux crus prohibés. Cigares de rois et privilèges de dieux. Cette vie-là était faite de trop, mais ce n’était jamais assez pour elle.

Puis ils se marièrent.
De retour à Chicago.
Le plus beau des diamants à son doigt.

Car encore une fois, elle l’aimait. Qu’importe l’âge –six ans de différence, ce n’était pas grand-chose-, qu’importe son honnêteté bancale ou encore son regard trop volage. Il n’y avait que lui, et elle savait, malgré les coups bas et les vengeances, les disputes si bruyantes, qu’il n’y avait qu’elle. Oh, parlant de disputes. Le plus important était les réconciliations. Mouvementées et bestiales, charnelles et emportées. Comme elle. Comme leur amour. Et quel amour !

Ils devinrent grands.
Ils devinrent bons.
Ils se retrouvèrent recherchés.

Si forts à présent, ils se sentaient invincibles ou presque. Allant de villes en villes, prenant et s’accaparant ce qui leur plaisait, ce qui brillait. Fiers cambrioleurs éblouis d’éclats de liberté au final inexistante. Ivres de chance, trop de chance. Étourdis par leur succès, et les voilà à New York. Vingt-huit Septembre mille-neuf-cent-trente. Quatrième anniversaire de mariage pour le couple terrible. Ils voulaient du grand, ils voulaient du flamboyant. Le casse du siècle mes amis !

Meredith voulait ce collier, saphirs et platine mêlés, exposé dans cette bijouterie tout ce qu’il y avait de plus chic. Ca brillait, évidemment. Alors, elle l’aurait. Ils avaient tout préparés, s’étant améliorés avec le temps. Oh oui, ils étaient si bons, infaillibles. Après une cavale comme la leur, ils en étaient convaincus, pourtant. Elle était prête, elle était trop sure d’elle.

Il faisait sombre dans la bâtisse. Pas un bruit, pas un son. Ou presque. Elle ne réalisa pas de suite qu’il y avait quelqu’un. Pas avant que la voix presque chevrotant et pourtant étonnamment ferme ne résonne dans la pénombre. Un canon de fusil pointé vers elle, la jolie s’était figée. Frustrée d’avoir été prise. Inquiète pour la suite. Un regard à Marvin. Je t’aime, tu sais. Un regard au vieillard, gardien et propriétaire de cet endroit merveilleux, si scintillant, hypnotisant. Elle le voyait trembler malgré la sureté lisible dans le regard. Sans pour autant prévoir ce doigt maladroit. Une balle. Son abdomen et la douleur qui la fit chuter. Je t’aime Marvin, hein. La suite se passa si vite, trop vite. C’était la fin, les flics étaient là. Le vieillard mort parce que monsieur n’avait pu accepter de voir sa belle tomber. Elle, elle ne voulait pas y croire.

Meredith Buchanan ne mourrait pas comme ça.
Meredith était bien trop fabuleuse pour ça.
Meredith ne l’accepterait pas.

Elle dut, cependant, admettre la vérité, lorsque contre le corps inerte de celui qui fut l’amour de sa vie elle se traina. Il était mort. C’était fini. Pas de retour en arrière, ah non. Je t’aime. Elle avait si froid maintenant. Si mal. Mais ce n’était pas la fin, elle refusait ! Oubliant tout, bijoux et fourrures, alcool et cigares. « T’es vraiment un crétin Marvin. » Derniers mots soupirés, murmurés. Presque crachés. Soudaine rancœur inexpliquée. Meredith l’avait trop aimé. Rideau.

Ils avaient été naïfs et étaient tombés.
Amoureux et ivres de trop de succès.
Et au final, ils avaient payé.


When we meet on the other side

Will you recognize me then

Trop. C’est le mot le plus adéquat qui nous vient à l’esprit lorsque l’on parle de Meredith. Excès à n’en plus finir, sous toutes les formes de son caractère. Quelque chose qui n’a fait qu’empirer entre sa vie et sa mort.

Extravagante à souhait, elle s’emporte pour un rien, vraiment. Juste un mot de travers et la voilà qui s’indigne, qui s’insurge comme si vous étiez le pire des criminels. L’excès est toute sa vie, le nectar qui nourrit chacun de ses pas, de ses mouvements. Le drame, lui, est la musique de fond de ses paroles et des regards qu’elle vous lance, tantôt séducteurs, tantôt furieux. Bruyante, elle l’est bien trop souvent. Surtout lorsqu’une dispute éclate, oh oui. Car voyez-vous, ce mari qu’elle avait tant aimé de son vivant, chéri jusqu’à son dernier souffle alors que la rancœur montrait son nez, elle ne peut à ce jour plus le supporter. Le voir respirer, parler ou juste la regarder réveille chez elle un mépris et une colère sans fin. L’éternité n’est pas aussi profitable qu’on pourrait le penser ! Eux qui s’aimaient d’une passion dévorante à présent se haïssent de façon tout aussi violente. Elle lui reproche d’être mort, elle lui reproche de l’avoir trainé là-dedans. D’avoir gâché sa vie et d’à présent pourrir sa mort. Tout est prétexte à prendre pour alimenter leur guerre de mots crus lancés au visage de l’autre. Pourtant, au creux de sa poitrine qu’elle aime bien trop exposer, il n’y a pas de réels regrets. Juste de la colère et de la rancœur. Des sentiments qu’il faut nourrir. Et rien de mieux qu’une tempête de mépris et de reproches pour ça. Et peut-être même qu’au fond, elle ne le pense pas vraiment.
Après tout, l’exagération elle aussi fait partie de ce trop qui l’anime, flamboyante créature toute en courbes et en passion. D’un petit caillou elle sait faire des montagnes, et d’une larme un torrent furieux. Oh oui, la passion non plus ne l’a pas quitté, rassurez-vous. Son cœur toujours vacille à la vue de beaux vêtements, d’un cigare raffiné ou d’une belle bouteille de cognac. Il n’y a que les diamants et autres parures qui lui laissent un arrière-goût amer, ne pouvant plus en porter. Son châtiment. Tout se paie, voyez-vous. Que ce soit dans la vie ou dans la mort. Alors la voilà privée de pierres scintillantes, de perles délicates et d’autres éclats de beauté.

On la dit envahissante, et cela n’a jamais été plus vrai qu’ici à Huis Clos. Meredith aime se faire entendre, se faire voir. Vos regards sont pour elle l’unique consolation qu’elle possède encore. Elle prend de la place, elle aime en imposez. Sans trop se rapprocher pourtant.

Et dans toute cette exagération, ce trop plein de choses qui la rend impossible à supporter, on retrouve parfois, au coin d’un couloir, un regard dans le vague. Une espèce de sale mélancolie qu’elle n’arrive pas à chasser. Elle aimerait comprendre d’où cela vient, mais n’y arrive pas. Gare à celui qui oserait le lui faire remarquer ! La mauvaise foi est dans ces moments-là un allié de taille pour elle ! Butée et bornée au possible, jamais la scintillante cambrioleuse n’admettra qu’elle puisse tout bonnement être triste. Pourquoi le serait-elle après tout ? Alors elle se fait acerbe et vous rappelle votre propre malheur.

Pourtant.

L’excitation de sa vie s’est envolée.
La passion qui l’animait n’est plus que factice à présent.
L’amour est devenu si acre dans sa bouche qu’elle préfère lui cracher sa haine.

Meredith n’a jamais voulu accepter qu’elle était morte, et c’est pour ça qu’elle fait tout ça. C’est pour ça qu’elle met trop d’elle dans tout ce qu’elle fait. Ça donne l’impression d’être en vie.


MISSTICK

My friends are gonna be there too.



Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? Je suis tombée dessus via top site. Tellement intriguée par ce que ça pouvait être, je crois bien avoir gardé l’onglet ouvert pendant trois-quatre jours pour savoir ce que c’était. Haha.
Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? Mon copain, de la bouffe et de la musique.
Artiste/groupe, couleur et plat préférés : Y’en aurait beaucoup à citer, mais en faisant un petit tri. Lana Del Rey, Elvis. Le rose et. Les meringues à la crème double.
Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : Vasectomie Dog. (oh boy, j’ai ris en plus).
Une critique constructive sur Huis Clos ? Hm. Hm. HMMM. Aucune idée.
Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? C’est un truc pour leurrer les imbéciles, c’est tout.




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Message  Sujet: Re: pushing up daisies ; meredith velma buchanan
  Mer 15 Mai - 15:57

Bienvenue au Huis Clos petite Meredith hehe.
Bon fitzgerald buchanan DAISIES dans ton titre, tes références sont spotted mais c'est tout à ton honneur.

HUIS CLOS HÔTEL
Bienvenue au Huis Clos.
Nous vous remercions d'avoir choisi de séjourner parmi nous.
Votre totem et votre clef de chambre vous ont été remis. Il vous est recommandé de les garder en votre possession à tout moment. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit de terrestre, il est désormais trop tard.

Après examen de vos actions parmi les vivants, le tribunal a pris la décision de vous damner.
Le motif de votre condamnation est une vénalité certaine.
Votre châtiment sera de ne plus pouvoir porter de bijoux sans qu'ils ne vous brûlent la peau.

Nous vous encourageons à aller à la rencontre d'autres Pensionnaires, et espérons que leur fréquentation vous sera profitable.
Le personnel de l'Hôtel demeure bien évidemment à votre disposition, et se joint à moi pour vous souhaiter une bonne éternité.

Sincèrement,
La Direction.
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Message  Sujet: Re: pushing up daisies ; meredith velma buchanan
  Mer 15 Mai - 19:26

Haha, je suis salement démasquée.

Et donc, jugement ajouté et fiche complétée ♥
(la pauvre en a d'ailleurs le coeur brisé.)
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Message  Sujet: Re: pushing up daisies ; meredith velma buchanan
  Mer 15 Mai - 19:32

Et c'est tout bon, je valide.


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Message  Sujet: Re: pushing up daisies ; meredith velma buchanan
 

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