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 Colombe ;

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admin • la colombe de la paix
admin • la colombe de la paix

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Messages : 39

Message  Sujet: Colombe ;
  Mar 21 Mai - 19:22




the voices calling me



NOMS : Colombe Félicitée Lucette Davre.
PAYS : Luxembourgeoise.
OCCUPATION : Étudiante, future blogueuse mode (mais elle est morte avant) (dommage ho ho ho)
VIE : (10/10/1995 — 17/01/2012) Luxembourg - Paris
MORT : Hypothermie (note : Colombe pense qu'elle est morte de faim, c'est donc ce qu'elle vous dira)
ÂGES : 17.
ANCIENNETÉ : Dizaine de jours.
TOTEM : Petite cuillère.
JUGEMENT DERNIER : Grassier.

they get lost and out of time




Spoiler:
 

Colombe est un chaton borgne, avec des moustaches tordues.



i guess you know it hurts sometimes


— Bonsoir Colombe.
— Quoi ?
— Bonsoir.
— Bonsoir.
— Vous habitez ici ?
— Je crois.
— Pourquoi Paris ? On ne vous a pas déjà dit que toutes les grandes villes se ressemblaient ?
— Je ne connais pas de grandes villes.
— Comment êtes-vous atterrie ici ?
— Qu'est-ce que j'en sais. J'ai vu un banc et je me suis assise, c'est tout. Je pense.
— Cela va comme vous voulez ?
— Pourquoi ?
— Vous avez l'air ennuyée.
— J'aimerais dire "non, je vais bien", mais le problème étant que je suis laide, et grosse, et pleine de boutons, et que j'ai repris du poids après tous ces efforts que j'ai lâchement écrabouillés, parce que maintenant je suis affreusement grosse, je déborde de partout, plus personne ne me regarde. C'est étrange qu'on ne fasse pas attention à celles qui occupent le plus d'espace dans l'univers, et qu'on se retourne sur celles dont la chair n'ose pas s'étaler.
— C'est vrai Colombe, vous êtes bien grosse. On aurait du vous appeler Pintade, Poulette ou Dodo.
— Pourquoi vous ne dites pas que c'est faux ?
— Quoi ?
— Ce que je dis.
— Parce qu'il faut que quelqu'un vous dise Colombe : vous faites pitié. Pas pitié dans le bon ou le mauvais sens du terme, c'est juste, quand on s'attarde sur vous, on ressent de la pitié parce que vous n'êtes pas vraiment digne d'attirer autre chose. Vous essayez d'être quelqu'un, d'être différente, unique, exceptionnelle, mais tout ce que vous faites vous fait ressembler à tout le monde. Vous êtes comme toutes les filles, Colombe. Comme toutes les vraies filles. Vous vous attardez indéfiniment sur votre petite personne, sur ce petit tas de peau, d'os et de cellules qui composent votre corps, et qui est loin d'être une oeuvre d'art. Je suis trop grosse, je suis trop maigre. Vous n'avez pas honte ? Colombe, vous êtes une femme, tout ce que vous direz n'arrangera rien, vous avez changé et vous changerez, comme tout le monde, et tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous et vos hormones qui flottent dans votre cerveau et dont tout le monde se fout éperdument.
(...)



— Il y a aussi ce garçon, Elvis. À vrai dire, vous vous en balancez, il vous dérange, n'est-ce pas ?
— Plus je le regarde et plus il me répugne, plus je l'observe et plus je vomis, plus je demande à m'en débarrasser, plus il stagne sur moi et ronge mon corps. Je n'ai rien à faire de lui, c'est un lâche, un vaurien, une plaie qui me gêne de temps en temps, au lieu de me faire mourir comme il le faudrait.
— Pourtant c'est la seule chose qui veut bien vous retenir ici. Il vous attend, vous cherche et vous traque dans toutes les rues désertes, il perd son temps, il crie colombe, colombe où es-tu, dans quelle petite cage t'a-t-on encore enfermée, colombe mon amour ma vie où te situes-tu, regarde colombe, j'ai des billets d'avion, j'ai réservé une suite au club marmara. Mais personne ne l'entend, pas même Dieu.
— Il ne me retrouvera jamais.
— Si vous restez ici dans cet état, c'est ce qu'il se passera. Vous le savez.
— Qu'il continue, ça l'occupera un peu. J'ai toujours eu tout ce que je ne voulais pas. Toujours, sans jamais s'arrêter, un monde grouillant d'apocalypses et de saletés est venu se coller sur moi. Et le reste, tous ceux qui m'ont renversée d'amour pour eux, mes petits anges accrochés au plafond, ils se sont envolés comme une poignée de poudre. Je les déteste.
— Vous vous plaignez beaucoup.
— Je ne dis pas le dixième de ce que je voudrais dire.
— Consuelo aussi, vous l'avez détestée ?
— Je ne connais pas ce prénom.
— Est-ce que c'est pour ça que vous l'avez laissée tomber ? Parce qu'elle a pris votre corps dans ses mains sèches et l'a tordu, tordu jusqu'à ce qu'il se déforme pour toujours ? Parce qu'elle a violé votre esprit et tout le reste comme personne ne l'avait fait ? C'était une toute petite fille, pourtant, une petite fille comme vous.
— Qu'est-ce que vous en savez ? Elle était grande, elle est tellement envahissante qu'elle a laissé un bout d'elle dans chaque personne que je croise. Vous ne saurez jamais ce que c'est.
— On le sait parce que vous en parlez trop, sans même jamais prononcer son prénom. On peut dire que c'est le genre de honte qu'on trimballe derrière soi toute sa vie, qui ne démord pas, qui est aussi criante que du sang sur des draps.
— Il faudrait que je rentre chez moi. Il faut que je rentre chez moi.
— Chez vous. C'est une blague ? J'espère autant que vous que ce n'est pas sérieux. Que dira votre mère quand elle vous verra ?
— Ma mère, ma mère ne dira rien, elle se demandera ce que j'ai fait de moi, elle se demandera où je suis passée, mais elle ne dira rien. Il n'y a rien à dire. Ma soeur, c'est autre chose. Elle fera comme j'ai toujours pensé qu'elle ferait, elle dira félicitations ma petite Colombe, c'est très bien tu as eu ton diplôme à la sortie de l'internat, je suis fière de toi. Oh mais ma petite Colombe comme tu as maigri, ce n'est pas possible, bientôt tu t'envoleras, quelle horreur, ils devaient vraiment mal te nourrir là-bas. Elle fera son sourire de faux jeton en caressant ma joue du bout des doigts, et (j'ai bien envie de pleurer et de hurler rien que d'y penser) elle essaiera de me faire avaler ce qu'elle cuisine, et j'ai déjà mal au ventre. Quelle atrocité, vraiment. Ils ne comprennent pas que c'est un choix de vie, non, il ne peuvent pas comprendre parce qu'ils ne font rien pour.
— Et votre père ?
— J'avais oublié que j'en avais un. Il demandera, Félicitée, est-ce que tu as besoin d'argent ? Non papa, ça va, ça va aller. Est-ce que ta carte de crédit marche correctement ? Oui papa, elle marche correctement. C'est très bien tout ça, c'est très bien.
(...)


— Voilà, je pleure maintenant. C'est de votre faute.
— Oh non, non, ne me dites pas que vous pensez encore qu'on vous croit lorsque vous pleurez. Ce serait le genre de mauvaise plaisanterie, qu'on a faites trop de fois, et qui ne fait plus rire personne. Tout le monde a toujours compris, sûrement, systématiquement, que vous pouviez fondre en torrent quand bon vous semblait. C'est devenu un réflexe, comme certains se font craquer les doigts ou comme d'autres respirent trop fort lorsqu'ils sont nerveux, vous, vous vous liquéfiez en lac salé. Vous n'arrivez même plus à être pitoyable.
— J'ai chaud, j'ai tellement chaud, j'en peux plus.
— Vous êtes en sueur, pourtant il fait très froid. Ce banc noyé de nuit est un véritable iceberg. En plus, vous empestez. Vous êtes rebutante, tellement rebutante, Colombe. Plus personne ne veut de vous.
— Je crois que je vois flou. Il y a trop de lumières. Je voudrais juste qu'on éteigne les lumières.
— Arrêtez de vous plaindre. Vous n'avez jamais rien su faire d'autre dans votre vie. Rabâcher vos problèmes, retourner sans cesse vos préoccupations de fille misérable, et vous apercevoir qu'il n'y a rien à faire avec.
— Vous devriez foutre le camp d'ici.
— Et vous, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez rester ici à attendre qu'on vous retrouve, et qu'on vous emmène dormir toute la journée dans un endroit sale, un autre de ces je-ne-sais-où tordu et puant, une de ces pièces qui ne ressemblent même plus à une pièce ? Ne mentez pas, Colombe. Ne mentez pas comme le fait votre prénom à chaque fois qu'on le prononce. Vous ne pourrez pas encore vous réveiller ce soir, et vous apercevoir avec une peur panique que vous avez encore raté une journée de cours, et qu'on n'est pas mercredi, mais bien vendredi. Vous ne pourrez pas incessamment vivre cette existence décousue, en manque de sens, née dans les nuées, et vécue dans le néant.
— Je suis achevée, achevée, achevée.
— N'essayez pas d'attirer la pitié sur vous encore une fois, ça ne marchera plus, c'est fini. Il existe une issue, il existe le soleil qui attend que vous fassiez un choix avant de se lever, vos bagages à faire, il existe le froid, la Seine, les ponts, vos ongles gelés et jaunis, et tout ce que vous savez.
— Je ne pourrai plus jamais bouger d'ici.
— Votre coeur est si paresseux, vos pupilles si minuscules.
— J'aurais voulu mourir de faim dans une chambre toute blanche. J'ai tellement faim. Je vois très bien la lumière blanche, sublime, qui sort de la fenêtre et transperce les carreaux de verre froid de toute sa grandeur. Ma tête tourne et tourne et j'ai envie de vomir tous les organes de la terre, mais je suis sans crainte, tout va bien, tout revient dans l'ordre, mes yeux mes cheveux mes mains sont à leur place, mes doigts posés sur les draps blancs. Tout est tellement, tellement blanc et clair. Je suis enfin une colombe. Enfin, ce n'est pas trop tôt, depuis le temps que j'attendais. La lumière du soleil est si magnifique que je ne la vois pas, c'est incroyable, je la sens venir sur moi et elle m'emporte avec elle. Je pourrais être dans le plus miteux des hôtels comme dans le plus beau couvent de France, je m'en fiche. Je sais que je n'ai jamais eu faim et que je n'ai jamais eu besoin de rien. Je ne pense plus que ce que je pense est incroyablement idiot, c'est magique. Mon corps est en train de se recouvrir de sa vraie gloire, d'une poussière moite et mortelle, je m'en vais comme une vieille dame qui meurt parce qu'elle est vieille, et ma simple respiration devient difficile. Je sais ce qui m'arrive. Je sais ce que c'est, d'être en train de crever quand personne ne pleure à côté de vous. Ce n'est rien. Je fonds avec les draps blancs, on ne me voit déjà plus. Je deviens une toute petite fille.
— On ne rêve pas sa fin.
— Qui êtes-vous ?
— Quelle question, Colombe. Je suis la Mort. Fermez les yeux maintenant. Tout va bien se passer.

hold my hand harder


no need to pray no need to speak


Je ne comprends pas très bien comment je suis arrivée ici, sur ce petit coussin. Depuis que je suis là, je m'assoie et je regarde, et je ne pense à rien. Je vois des gens bouger mais ils ne me disent rien. Je n'ai rien mangé mais je n'éprouve aucun sentiment par rapport à cela. Je dois être un poisson rouge, sûrement, et je suis aussi un bocal, parce que le monde dans lequel je vis maintenant n'est pas assez rond pour en être un.
Je pense, par contre, que mon cerveau est devenu une pomme. Et le vers qui ronge dedans, tout le temps, c'est ce qui parle dans ma tête, parce que le professeur avait dit que ce n'était pas nous qui pensions, mais quelque chose qui pensait à notre place. Alors ce quelque chose, chez moi, c'est un vers dans la pomme. Je l'imagine bien gros et luisant aussi, je ne sais pas pourquoi. À chaque fois qu'il croque dans la pomme, elle se reforme : c'est pour ça que je ne peux pas arrêter de penser, la pomme n'est jamais finie.
Mon totem à moi, c'est une petite cuillère. Au début je trouvais ça amusant, mais au bout de deux jours je m'en suis déjà lassée. Je n'ose pas imaginer à quel point les gens qui sont ici depuis longtemps s'ennuient. J'ai aussi essayé de me demander pourquoi la cuillère, et puis j'ai assez vite abandonné. Au début je me suis dis, c'est parce que c'est mignon (on me dit souvent « tu es mignonne Colombe »), et après l'avoir regardée longtemps je me suis rendue compte que ce n'était pas si mignon que ça une cuillère, et en plus ça donne envie de vomir quand on la garde longtemps dans sa bouche. Sa forme est même plutôt ingrate, après réflexion. J'aurais bien voulu pouvoir mettre du miel dessus et le lécher pendant des heures, au même rythme que le vers dans la pomme, mais apparemment je ne peux pas.
C'est la première chose que j'ai demandé au garçon à l'accueil, si je pouvais mettre quelque chose sur ma cuillère. Il m'a sourit, a téléphoné : « Oui d'accord, je comprends, je vais lui dire.» Un petit temps, il avait l'air embarrassé. « Désolée mademoiselle, mais après vérification, ce n'est en effet pas possible. N'hésitez pas si vous avez d'autres questions. » J'ai trouvé ça dommage alors j'ai demandé si au moins je pouvais mettre une pâquerette dedans, parce que je trouve que le métal des cuillères va bien avec les petites fleurs. Alors le monsieur m'a dit que je pouvais aller demander au fleuriste, mais après une semaine de recherche je ne l'ai toujours pas trouvé. Le garçon a du croire que j'étais folle mais il ne l'a pas montré parce que tout le monde est gentil ici, et personne ne dit à personne qu'il est fou.
Moi, je pense que je n'étais pas folle avant, mais je suis sûre que je le deviens. J'ai dit que ça faisait une semaine que je cherchais le fleuriste de l'hôtel mais j'ai menti, en fait je crois que ça fait bien plus longtemps. Et puis des fois il m'arrive que je me dise que je ne suis là que depuis trois jours complets, en comptant les nuits (j'arrive à sentir la nuit même si on me dit qu'il n'y en a pas).

Je suis contente d'être ici parce que ma vie n'a pas vraiment changé, les gens sont juste plus gentils avec moi et je n'ai plus faim. Bientôt, il va falloir que je recommence à me trouver des problèmes parce que je ne peux pas vivre sans cela, sans rien, en laissant couler les minutes entre mes doigts. Je suis une grand-mère et ils sont mes petits chats.
Je crois que j'aurais peut-être du vivre un peu plus longtemps, pour être une vrai grand-mère un jour.
Mais c'est trop tard. Encore quelque chose que je vais regretter. Ce n'est pas vraiment grave.

Je suis allée dans la pièce où on peut regarder le monde d'avant, pour voir à quoi a ressemblé mon enterrement. Personne ne le dit mais je suis sûr que c'est un petit secret qu'on a, tous, on aimerait bien voir la réaction des autres quand on est plus là. Je suis sûre que pleins de gens rêvent de se payer un faux enterrement. Le paroxysme de l'égoïsme. Je me demande si on est tous trop égoïstes et si il y a des oiseaux ici. Je dois. Je dois me concentrer pour dormir.

On m'a mise sous terre et ma mère pleure trop parce qu'elle ne fait pas d'effort pour pleurer un peu moins, alors que je suis sûre qu'elle en est capable. Ma soeur est énervée parce qu'on perd du temps à cause de la taille de la boite qui ne rentre pas dans le trou. Le père reste impassible, et je ne pense pas connaître les autres personnes qui sont là avec moi.
Dans quelques jours un monsieur viendra graver mon nom dans la pierre comme il aurait pu le faire dans le coeur de quelqu'un. Je n'ai jamais eu aussi peur de la mort que maintenant, alors que c'est fini, j'en suis débarrassée.
Heureusement, je suis partie toute vide, dignement, comme il le fallait. Je vais faire augmenter le pourcentage de personnes mortes de faim dans les pays occidentaux, je suis exceptionnellement décédée.


and it's breaking over me



mademoiselle

▬ Comment t'es tu retrouvé dans ce huis clos ? Après avoir longtemps cherché sur skyblog.
▬ Quelles sont les trois choses vivantes ou inanimées que tu emmènerais sur une île déserte ? SINISTER 6.
▬ Artiste/groupe, couleur et plat préférés : Placebo, plouf et le canard confit.
▬ Une chanson que tu aimes en remplaçant un mot par vasectomie : Girl, you'll be a vasectomie soon.
▬ Une critique constructive sur Huis Clos ? C'est trop mortel ici tavuuuuu.
▬ Pourquoi selon-vous les « ouvertures faciles » ne sont-elles pas faciles ? Ouais.

you're going to miss me when i'm gone
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admin • the eyes of mars
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Mort : Noyade.

Message  Sujet: Re: Colombe ;
  Mar 21 Mai - 19:43

Bijrrr Princesse. Je te valide vite fait bien fait avant de relire ta fiche que j'ai savourée tellement elle était BONNE. C'est une vraie petite perle. Et tiens voici ton jugement, moineau.

HUIS CLOS HÔTEL
Bienvenue au Huis Clos.
Nous vous remercions d'avoir choisi de séjourner parmi nous.
Votre totem et votre clef de chambre vous ont été remis. Il vous est recommandé de les garder en votre possession à tout moment. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit de terrestre, il est désormais trop tard.

Après examen de vos actions parmi les vivants, le tribunal a pris la décision de vous gracier.
La raison de votre amnistie est la pitié que vous inspirez au jury.
En guise de récompense, le Huis Clos vous accorde de retrouver votre amour de jeunesse entre ses murs. Enfin, s'il ne s'est pas perdu en route.

Nous vous encourageons à aller à la rencontre d'autres Pensionnaires, et espérons que leur fréquentation vous sera profitable.
Le personnel de l'Hôtel demeure bien évidemment à votre disposition, et se joint à moi pour vous souhaiter une bonne éternité.

Sincèrement,
La Direction.



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